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Libérons-nous des libéraux.

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 19 mars 2008 10:00



À l'actuel menu 2008 de la cafétéria libérale du cordon rouge Jean Charest, tout n'est que rebus réaménagés, que cuissons en reprises, que restants gonflés, que crémages en ajouts. Depuis 2003, ces majoritaires d'alors, devenus minoritaires, actuellement grabataires et en voie de devenir l'opposition tertiaire et solitaire, on n'a fait qu'épaissir les sauces couvrant de vielles semelles de bottes traînant sur les tablettes ou repris du panier des steaks passés dates, en y ajoutant quelques légumes ramollies et salades défraîchies rehaussées de colorants artificiels. On nous offre actuellement des galettes récupérées et rassises, crémées épais et que l'on devrait se contenter de tremper dans un café réchauffé.

Quand on regarde évoluer les sauciers (députés), les rôtisseurs (ministres) et leur Maître queue, il n'y a pas que les «impressions» qu'ils laissent sur le Québec, qui soient «fortes», Madame Chouinard. Pour comprendre, il n'y a qu'à voir dans quel état sont les convives qui n'ont pas accès et qui n'auront jamais accès au Salon Rabaska non plus qu'aux Loggias Desmarrais, Gaz Métro et autres, situées aux étages supérieurs où conduisent les ascenseurs codés, capitonnés et plaqués.

Les quelques coulis que l'on vient d'autoriser la ministre du MICC à ajouter au menu des prochains 150 000 immigrants, n'ajouteront que fades coloris qui se fondront aux plats délavés et quasiment vides, autour desquelles on attable de nouveaux arrivants virtuellement francisés, puisque la plupart seront sans emploi ou engoncés dans les dédales protectionnistes, encombrés par un fonctionnarisme à contretemps et patronnés par les grandes corporations professionnelles et les syndicats qui commanditent la sélection épuratoire ou purgatoire, si vous préférez.

Attendons voir les chiffres réels que cache le 70% du coût de la francisation «spécialisée», adaptée à la terminologie du travail. Quelle verbosité étanche et quel verbiage! Un autre gros bas de laine politique auquel se sont prises les broches de la lobbyiste tricoteuse Claudette Carbonneau!

Surgiront, dans les semaines et mois à venir, l'incapacité astiquée et/ou le refus beurré, pour la plupart des entreprises virtuellement ciblées, d'assumer de tels coûts. Apparaîtront alors la nullité crémée des résultats et tous les fantômes déjà dénombrés, en regard de l'occultation appréhendée du «français de la rue», ce véhicule de l'intégration et de la participation active hors ghetto, quant à l'intégration efficace de tous les nouveaux arrivants, dans la vie communautaire francophone typiquement québécoise, bilingue demain et polyglotte après-demain.

Aux fins électoralistes de placarder l'évidence de leurs gâchis tout aussi irresponsables qu'impunissables et de gagner du temps rémunérateur, il nous faut admettre que le trop peu trop tard que Yolande James et ses cuistots avaient la permission de sortir des cuisines, tient des accommodements opportunistes et constitue l'essentiel des petits tartares de viandes récupérées dont on ne sait de quelles vaches folles elles proviennent, compte tenu que les coffres du cheptel sont vides, en principe, depuis le denier budget de la malbouffe libérale.

Avec les libéraux aux cuisines, la question n'est plus de chercher à savoir s'ils ont ou auront «les moyens de leurs ambitions», quand tout le monde, ou à peu près, au Québec réveillé, sait que «le PLQ ambitionne de trouver les moyens» d'étirer le temps, pour que son Maître queue profite des «joies et caprices» de l'assiette au beurre de son allocation forfaitaire et pour que chacun, chacune retire les plus gros mottons du beurrier des allocations de départ...

Le retard causé par les années de leur irresponsable indifférence, sera très long à rattraper. De toute façon, les libéraux, en cette matière comme en bien d'autres, s'en foutent éperdument. Ce sont plutôt les «rabasquaises» et l'enrichissement des riches auxquels servent les frigos et congélos de leur grosse cafétéria. «Avant de révolutionner, il faut corriger le tir.», concluez-vous bien sagement. Au regard de ces traiteurs de la ré ingénierie et ces livreurs de l'indigeste malbouffe gouvernementale libérale, il vous aurait plus exactement et mieux valu conclure: «il aurait fallu faire, au lieu de laisser faire et tout se défaire»; «au lieu de réagir, il aurait fallu agir» ... Avant qu'ils nous fabriquent une récession truffée et que ces passeurs nous refilent un ralentissement économique bourré, libérons-nous des libéraux, de leurs infectes fourneaux et de leurs indigestes fournées.

Le PLQ multipliera ce genre 5 @ 7 de bla-bla-bla qui n'intéresse que les scribes à potins des médias, en mal de gracieusetés et de gratuités réchauffées.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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