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Rarement, PQ varie, et bien fol qui s'y fie!
Il faut se méfier des congrès unanimes. Une réussite pour Mme Marois : le retour à l'autorité du chef. Le PQ a toujours vécu en vase clos, en psychodrame. Il étalait ses indécisions comme si le Canada, les États-Unis, les Nations Unies n'existaient pas. Ce sont les véritables obstacles à l'indépendance du Québec, avec leurs alliés dans la place.
Le talon d'Achille du PQ, c'est la faiblesse, la confusion de sa vision nationale. En dix ans, le PQ a liquidé le peuple québécois au profit d'un je-ne-sais-quoi « pluraliste et multiculturel ». L'indépendance nécessite l'unanimité. Aussi riche que puisse être le pluralisme des individus, le pluralisme politique est opposé au bien d'une nation non indépendante, car il autorise la trahison, des intelligences avec les ennemis du dehors. Une nation peut recevoir des immigrants, mais ne peut accueillir d'autres cultures sans risque de perdre la sienne.
L'euphorie d'un jour ne supprime pas les dangers. Les démons du PQ, ce sont sa dérive identitaire, la confusion qu'il entretient entre l'indépendance, identique sous quelque régime que ce soit, et un projet politique particulier, la social-démocratie. Par-dessus tout, sa surdité à la vraie parole québécoise.
Hubert Larocque, Gatineau.
