Urgence, vraiment?
Mots clés : Commission scolaire de Montréal, École, Commission scolaire, Montréal
La Commission scolaire de Montréal a décidé hier matin d'évacuer d'urgence toutes ses écoles et de les garder fermées pendant quatre jours afin de déblayer la neige qui se serait accumulée sur les toits. Cette décision est typique d'une administration publique incapable de réfréner ses réflexes bureaucratiques.
Il est plus que probable que quelques-unes des 162 écoles de Montréal présentent des accumulations dangereuses. Ce qui est inacceptable, c'est qu'on ferme d'urgence 162 écoles, un vendredi matin, au lieu de limiter l'opération aux seuls établissements à risque.
Hier, il était rassurant d'apprendre que la CSDM dispose d'un plan d'évacuation d'urgence grâce auquel on a pu loger tout le monde dans des églises et des salles paroissiales (aux toits aussi enneigés que ceux des écoles... ). Mais où se trouve donc le plan d'entretien des immeubles en hiver?
La direction de la CSDM soutient que c'est l'impossibilité d'assurer un degré nul de risque qui l'a convaincue d'agir. On veut bien, mais voilà une appréciation générale pour un problème local. D'ailleurs, les commissions scolaires Marie-Victorin, à Longueuil, et Marguerite-Bourgeoys, à Outremont, se sont empressées d'émettre un communiqué affirmant qu'elles avaient vérifié l'état des toitures et que la situation ne justifiait pas une intervention urgente et généralisée.
À la suite du drame de Morin-Heights, la plupart des propriétaires ont fait preuve de bon sens en vérifiant l'état de leur immeuble. Certains commerces, usines ou écoles en région ont même dû fermer leurs portes, le temps de corriger une situation devenue critique. De là à fermer tous les établissements, commerces, hôpitaux et écoles du Québec...
Ameuter 200 000 parents en les informant par médias interposés, à 11h le matin, que leurs enfants ont été déplacés on ne sait où et que ce renseignement sera affiché sur la porte de l'école, forçant ainsi les parents à se rendre sur place au beau milieu de la journée, cela ne s'appelle pas de la prudence mais de la mauvaise gestion.
On n'est jamais trop prudent, dit l'adage. Mais on peut manquer de jugement, comme la direction de la CSDM vient de le confirmer.
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j-rsansfacon@ledevoir.com
Vos réactions
Et si l'imprévisible survenait? - par Claude Desjardins (gestionvalrain@videotron.ca)
Le dimanche 16 mars 2008 16:00
réponse à "le danger rode partout" - par Robert Raymond (robertraymond@videotron.ca)
Le dimanche 16 mars 2008 16:00
Une école moderne et ouverte - par Maurice Gauvreau
Le dimanche 16 mars 2008 15:00
De la transparence, de la logique et de l'humanisme, ça doit pas être si dure que ça à trouver au Québec? - par M. Charbonneau
Le dimanche 16 mars 2008 11:00
Cherchez l'erreur - par Marie Lauzier
Le samedi 15 mars 2008 18:00
Un problème, il faut agir vite (il faut choisir les problèmes à régler de façon aléatoire) - par Sylvain Racine (sracine@gmail.com)
Le samedi 15 mars 2008 14:00
Le danger rôde partout... - par jacques noel
Le samedi 15 mars 2008 09:00
Pourquoi paniquer ? - par Bertrand Leger (bgaramon@gmail.com)
Le samedi 15 mars 2008 08:00
Utiles commissions scolaires ? - par Gilles Bousquet
Le samedi 15 mars 2008 08:00
Enfin une voix discordante...pour une fausse urgence ! - par Roch Langlois
Le vendredi 14 mars 2008 23:00

