Comme Annette Paquot, je suis opposé à toute politique qui encouragerait le développement de la fameuse «langue standard québécoise».
À l'heure actuelle, de nombreux nationalistes et souverainistes ne savent plus quelle attitude adopter. Cela les amène, avec l'énergie du désespoir (cette énergie est pernicieuse et dangereuse), à faire toutes sortes de propositions, souvent loufoques et dérisoires. Ayant enseigné au niveau collégial pendant presque 40 ans, je sais que la tentation est déjà grande, chez de nombreux Québécois, de parler et d'écrire le «québécois» plutôt que le français qui, lui, semble à première vue plus snob, moins «peuple». Dans le sillage du texte d'Annette Paquot (Le Devoir, le mercredi 12 mars 2008), je tiens donc à crier, à haute et audible voix, que ma langue, c'est la langue française, laquelle langue peut, comme toutes les langues vivantes, accepter des régionalismes et des particularismes. La langue québécoise, ce n'est pas «my cup of tea». Ça, c'est clair!