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Un budget de comptoir à sucreries.
À part son assiette de petites sucreries et ses petits plats de sucrettes égrainées, la Madame a bien vite repris les bottillons de son mépris coutumier et de sa suffisance habituelle, les deux traits de caractère que requiert le PLQ que pilote Jean Charest. Alors que les femellistes et mines anti-hommes du Québec ont tout fait pour griffer et pour saigner l'expression, AGIR EN BPF (en bon père de famille), cette noble expression qu'elles étiquetaient de sexiste, misogyne, machiste, dominatrice et abusivement patriarcale, cette expression d'ailleurs très positivement évocatrice qu'elles ont inscrite au catéchisme de leur Fatah contre «l'ennemi», l'épouvantail de leurs frustrations et le loup-garou de leurs hystéries, c'est à dire «l'homme», voilà que la hautaine trésorière claironne maintenant qu' ELLE A AGI EN BMF (en bonne mère de famille), en ajoutant des sucreries à sa liste d'une épiceries de gâteries artificielles, une liste qui n'a surtout pas tenu compte que les fonds d'armoires sont vides et qu'ils le sont en raison d'un PLQ qui vit au rythme de ses folles appétences, qui débride les dépenses orgiaques, de façons irréfléchies, inconséquentes, irresponsables et scandaleusement exponentielles, en laissant croire aux largesses et au «généreux bénévolat» de l'Hydro Québec qui accourre à leur chevet et en saupoudrant sur 5, 10, 15 années et davantage encore, l'endettement bacchanal qui finira par provoquer une implosion sociale et une explosion civile que devront subir le peuple et les successeurs de ces politiciens postiches, naufrageurs, cuirassés d'immunité et d'impunité, confortablement nichés aux perchoirs de l'insolence et de la suffisance, cette incurie politicienne, s'il en est une, des oligarques somptuaires.
La trésorière, qui épingle à son CV un «doctorat en psychologie», s'autorise, du haut de la plateforme de ses talons, le déversement «amical», dit la bateleuse, du mépris et de l'arrogance qui lui vont comme un gant, à l'encontre du député séparatiste François Legault, en le traitant de malade. Ce qui, apparemment, a fait s'esclaffer de rire l'auditoire béat des «chambristes» de commerce montréalais assurément tous cartés. Cette tirade d'un trait doctoral douteux et digne d'une psychologie de bidonville, complétait ainsi et aussi bassement, les insultes et le mépris gratuit dont son collègue, le crieur Jean-Marc Fournier, avait inondé Pauline Marois, lors d'une précédente période de questions. Improvisant, c'est là son talent, Jérôme-Forget en ajoute à l'endroit des «machistes et des députés de mauvaise foi», ciblant et criblant, avec une arrogance hargneuse et une suffisance fielleuse, ceux qui auraient osé s'opposer à ses diktats pompeux, destinés à crémer et à sucrer les quelques galettes sèches et croûtons rassis qu'elle a refilés aux boulimiques complices d'un jour, compte tenu des inconfortables «petits creux» que provoque leur chute brutale, dans les intentions de vote, disent certains firmes commanditées du trafic d'opinions.
En somme, le budget 2008 est une liste d'épicerie, truffée des trempettes que justifient les déboires de leurs incompétences majoritaires et l'étouffoir leur statut minoritaire. Autrement dit, un budget de grabataires apparemment solidaires, mais aussi et surtout, de plus en plus solitaires, tirant dans le même sens, dit-elle, dans celui de la déroute nationale. Maintenant que les amis spécialistes d'un certain ministre médecin spécialiste sont gras durs, maintenant que Rabaska et autres consortiums et cartels sont gras durs, maintenant que le Québec va passer des nids de poules aux coqs au vin, maintenant que se bidonne l'ex-libéral Mario Dumont, accroché aux avant-derniers barreaux de son incrédibilité politique, RIEN, ABSOLUMENT RIEN pour les corridorisés des Centres inhospitaliers de la Maladie Institutionnelle, RIEN pour améliorer le sort des aînés bafoués et victimes de la maltraitance institutionnalisée, RIEN pour stopper l'injustice flagrante que subissent les désindexés dont se moquent éperdument la banquière Jérôme-Forget et les siens, RIEN pour stopper l'appauvrissement galopant de la classe moyenne, RIEN pour garrotter l'hémorragie du paupérisme et stopper la descente aux enfers des démunis, RIEN pour stopper le tsunami de la pratique privée d'une médecine de grand luxe que suppute et recommande le vendeur d'assurances Castonguay, RIEN pour contrer les débordements fracassants de l'endettement dont se foute éperdument l'occupant de la capitainerie libérale et les artificiers de sa cabine.
Primo, la banquière du Trésor voit à la maintenance très soigneusement consentie des acquis des richards et de leur bien-être fiscal et de leur félicité sociale. Secundo, elle maintient et privilégie l'accroissement des conforts de tous les croisiéristes de la corvette libérale, ceux de l'ingénierie des infrastructures autoroutières, ceux des architectures de la mégalo médecine doctorale et de la folie des grandeurs qui sont en tête d'une liste interminable d'accros biberonneurs. Tertio, elle trafique quelques bonbonnières de sucreries fourrées pour apaiser grosso modo certains appétits corporatifs et certaines fringales collectives. La docteure improvise, conférence et circonférence alors que sa vis-à-vis, la souveraine châtelaine, s'évertue à vouloir converser, à gesticuler et devoir tout renverser. Et dire que ces élues, entre autres, sont payées pour agir dans le sens du bien commun de la collectivité québécoise.
En conclusion, RIEN POUR la majorité silencieuse = TOUT CONTRE la majorité paresseuse, taciturne et malheureusement aphasique qui convoque de tels mépris. Et ainsi vogue, à cale vide et avec quelques rameurs forcenés, la galiote des galériens minoritaires de la marginalité gouvernementale ! Et vive le 400e anniversaire des lutes épiques des classes, au Québec, luttes qu'ont déclenchées, qu'ont dominées et qu'ont gagnées, de tout temps, les «FULL CASH», les «FULL BLASTING POWDER» et les «FULL POWER» !
Gerry Pagé
Ville de Québec
