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La réalité dépasse les médailles!
On accuse souvent les jeunes d'être irresponsables, mais l'été dernier, mon fils de 15 ans a dû se jeter sur le gazon avec son vélo pour éviter une voiture dont le conducteur avait décidé de dépasser par la droite, en passant par la piste cyclable et, comme le disait si bien mon fils, «la calotte était en avant (pas en arrière) et il ressemblait à mon grand-père». Quand je regarde mon voisin le matin, je constate avec dérision qu'au lieu de déneiger son auto, il donne un petit coup sur les essuis-glace et démarre en trombe, ne voyant absolument rien dans sa lunette arrière. Dans ma ville, on accumule les pancartes d'arrêt pour protéger les piétons, quand on sait pertinemment que tout le monde connaît l'expression «faire un stop à l'américaine» que je rebaptiserais plutôt «à la québécoise»! Un taxi a failli m'emboutir la semaine dernière... parce que j'ai fait un «vrai» arrêt au coin de la rue. Voulez-vous d'autres exemples?
À Cowansville, dans les Cantons de l'est, les autorités ont mis leur culotte en sévissant face aux contrevenants et maintenant, quand un piéton veut traverser la rue à un passage autorisé, toutes les voitures (et même les gros camions) s'arrêtent pour le laisser passer et parfois, ô joie suprême, le conducteur fait un sourire! On appelle ça le respect.
La société québécoise affiche un «je m'en foutisme» face à son voisin, qui ne fait que grimper le niveau de frustration de tous. Il faut trouver une solution positive, mais cela exigera de respecter l'engagement que chacun prend en s'assoyant au volant. Quand on accepte de conduire, on accepte les règlements qui s'y appliquent.
