250 millions de plus en faveur de l'éducation supérieure
Mots clés : Monique Jérôme-Forget, gouvernement Charest, Budget, Québec (province)
Québec -- Le gouvernement Charest consacrera 250 millions de plus en cinq ans à l'enseignement supérieur, a annoncé hier la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. «Notre marge de manoeuvre est limitée et nous devons faire des choix. Nous faisons le choix de l'éducation», a-t-elle déclaré dans son discours. «L'engagement, c'était 200 millions sur cinq ans, mais le chiffre est de 250 millions. Il y a quand même une bonification», a souligné la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, hier.
La ministre Courchesne a rappelé que le gouvernement s'était engagé à investir, d'ici 2012, «un milliard de dollars de plus que l'enveloppe de dépenses consentie à l'enseignement supérieur en 2006-07». Avec les sommes annoncées dans le budget 2008-09, «près de la moitié de l'objectif sera atteint», a-t-elle dit.
Selon les deux ministres, ces montants permettront aux établissements d'enseignement supérieur d'accroître leur «capacité d'enseignement» et de recherche afin de «mieux se positionner sur la scène internationale». L'augmentation des budgets a aussi pour but, ont-elles expliqué, de «renouveler plus facilement le corps professoral et d'attribuer des bourses en enseignement dans les disciplines importantes pour le développement du Québec que sont par exemple le génie et l'administration». D'autres objectifs sont visés, par exemple «accroître la visibilité et la mobilité internationale [des] étudiants» et «aider au paiement des coûts indirects générés par leurs activités de recherche».
Mme Courchesne a rappelé à ceux qui disent qu'il n'y a pas beaucoup d'argent celui qui couvrira les «coûts de système», c'est-à-dire l'augmentation normale des coûts (inflation et augmentations de salaire). «Arrêtons de penser que des coûts de système, ce n'est pas de l'argent, [que ce n'est] pas de l'investissement. Parce que si on ne donnait pas les coûts de système, comme le gouvernement précédent [péquiste] l'a fait pendant des années, c'est ça qui a creusé le fossé», a-t-elle déclaré.
«Les annonces faites aujourd'hui sont fort bien reçues par les universités québécoises et constituent un pas important dans la bonne direction concernant le sous-financement chronique des universités», a réagi Heather Munroe-Blum, présidente de la CREPUQ, principale et vice-chancelière de l'université McGill.
La Fédération des cégeps a aussi applaudi à la nouvelle, surtout qu'elle recevra une part de 40 % du montant supplémentaire, soit 75 millions de dollars, ce qui «reflète fidèlement la proportion du réseau collégial dans le budget du Québec consacré à l'enseignement postsecondaire», a déclaré Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps.
Les associations partagées
Les sentiments des associations étudiantes universitaires et collégiales étaient partagés hier. Ainsi, elles se sont dites «encouragées» de voir près de 227 millions «d'argent neuf» consacrés dès cette année au réseau postsecondaire. «C'est quand même une bonne chose de voir qu'il y a 152 millions d'argent neuf dès l'année prochaine. Mais là-dedans, il y en a 112 qui viennent du gouvernement fédéral. Va falloir qu'il y en ait plus prochainement de la part du gouvernement provincial, mais c'est quand même un pas dans la bonne direction», a déclaré Jean Patrick Brady, de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).
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Et l'ASSÉ...? - par Gabriel Rompré (ankanai@yahoo.fr)
Le lundi 17 mars 2008 08:00

