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VERS UN CONGRÈS DÉBILE

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Philippe Champagne
Envoyé Le vendredi 14 mars 2008 02:00



Ce week-end, les adéquistes se réuniront à Laval avec un cahier de 29 propositions toutes aussi intéressées les unes que les autres.

Parmi les propositions qui seront mises aux voix,
L'ADQ abandonnerait le critère de la langue.

Robert Dutrisac
Édition du jeudi 13 mars 2008
Mots clés : Langue, ADQ, francophones, Immigration, Québec (province)
La priorité irait aux immigrants capables de trouver un emploi dès leur arrivée.
Le Devoir

On oublie vite, dans cette perspective, que les immigrants se classent en deux catégories, les uns économiques, les autres réfugiés.

La solution ne réside pas dans la langue parlée à l'entrée sur notre territoire, mais sur la compétence et le statut pré-établi par Ottawa à savoir que les néo-arrivants ne vivront pas à nos crochets.

Pourquoi personne ne nous dit combien des deux catégories sont acceptées annuellement sur les 45 000 supposés que nous accueillons? Quelqu'un aurait-il quelque chose à cacher?

On se demande souvent si le Québec contrôle son immigration, je n'en suis pas si sûr.

On dirait que le rapport Durham est en train de s'appliquer a posteriori dans les visées colonialistes de l'envahisseur de 1759.

Que Dumont et ses troupes mettent sur papier le critère de la langue prouve que ces gens-là ne savent plus à quel saint se vouer pour se faire accepter de l'électorat.

Ce qui me rassure, c'est que d'ici un an, quand nous irons en élections, pas avant, semble-t-il, les Québécois auront oublié l'opportunisme de ce parti de poux qui apprennent à patiner sur la patinoire chauve de leur formation politique à l'Assemblée nationale.

Dumont rêve à un slogan qui lui donnerait la priorité dans les votes comme il avait lancé la boule de quilles des accommodements raisonnables pour devenir l'opposition officielle le 26 mars dernier.

Ces récupérateurs du moment des électeurs sont sidérants... Ce n'est certes pas en lançant des ballons comme l'immigration trop grosse que nous acceptons chaque année, un an à l'avance, que le chef adéquiste tiendra le haut de l'échelle.

Beaucoup de neige fondra jusqu'aux prochaines élections. Et dans un an, quelque chose d'autre arrivera, et tant les uns que les autres auront oublié ce à quoi on jasait sur les tribunes un an auparavant.

Je souhaite seulement dans ces circonstances que Pauline Marois laissera Dumont glisser sur ses propres pelures de bananes. Elle n'est pas obligée de le suivre. Elle sera là encore l'an prochain, et bien des choses auront été oubliées.

Le seul fait qu'un immigré de l'ADQ, Stéphane Le Bouyonnec, méprise aussi ouvertement ses hôtes, me laisse pantois. Ils font comme s'ils ne voulaient pas atteindre le pouvoir. Tant pis pour eux!

http://tribunes.forumslog.com

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