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Mise en garde au Devoir
Quand on sait d'où vient une grande partie du financement du parti libéral du Québec, on est en droit de se demander si un premier ministre peut encore prendre, en théorie, des décisions "justes" qui vont dans le sens de l'intérêt public et non dans celui des riches donateurs du parti, si un bonus de 50% de son salaire de base lui est octroyé par ces derniers. Et ça, c'est dans les privilèges publics et connus seulement.
Que le premier ministre et les ministres ne gagnent pas assez pour leur niveau de responsabilité, peut-être. Mais alors, qu'ils soient augmentés, pour n'être qu'entièrement et uniquement payés par l'État, leur véritable patron (c.à.d. nous citoyens), et le seul dont ils doivent être redevables lorsqu'ils sont en fonction et qu'ils ont à prendre des décisions importantes.
C'est peut-être utopique de penser que vont un jour disparaître les pots de vin, mais au moins n'admettons pas comme des imbéciles, comme le font les médias dont le Devoir, l'innaceptable et le scandaleux sous prétexte que nos politiciens sont trop peu payés, eux-aussi, par le système public.
Après un édito insensé sur Chavez, en voici un qui cautionne le manque d'éthique politique.. un troisième comme ça et je me désabonne du Devoir. Heureusement il reste encore, pour les esprits indépendants, le Monde Diplomatique.
