Vos réactions

Des squelettes dans le placard

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Lorraine Dubé
Envoyé Le jeudi 13 mars 2008 19:00



Ces mots *squelettes dans le placard* n'ont jamais eu autant de sens. Lorsqu'on viole ainsi sans aucun scrupule la convention de Genève, et qu'on empêche la transparence par ni plus ni moins l'obstruction à toute clarté et toute vérité, il est question alors de manque d'intégrité n'ayons pas peur des mots. À quoi pouvait-on s'attendre? Lorsqu'un gouvernement minoritaire a l'arrogance de se comporter comme s'il est majoritaire, on se demande à quel niveau se situe sa fibre de démocrates. Je crains l'envahissement dans nos champs de compétence et bien davantage lorsqu'ils auront encore trompé l'électorat et obtenu un mandat majoritaire, donc le champs libre pour ses tendances dictatoriales et centralisatrices. N'oublions pas que le résultat des votes en Ontario décide habituellement du gouvernement qui sera en place, et le Québec malgré qu'il est souvent sous-estimé a le pouvoir de choisir son statut, soit majoritaire ou non. Entre nous, je ne vois pas d'alternative heureuse car comment son plus proche adversaire Stephane Dion pourrait-il nous convaincre et courtiser le Québec?! De toute évidence, il n'a pas le même discours devant les anglophones. En effet, après avoir suggéré de faire souffrir davantage le Québec advenant un oui en mars 1995 devant des hommes d'affaire de Toronto, il avait eu le culot de rajouter que plus ça fera mal au Québec, plus les appuis à la souveraineté diminueront. Belle reconnaissance des résultats d'un vote démocratique advenant un oui! Cette soirée, j'aurais aimé être présente pour entendre chacune des interventions. Peut-être y a-t-on planifié le sacandale des commandites fédérales, arme de plus contre la souveraineté du peuple, commandité abusivement avec l'argent de nos impôts. Je revois encore les visages imprégnés d'arrogance de Jean Chrétien et ses acolytes devant le juge Gommery. Toutes ces affirmations de Stéphane Dion sont vérifiables dans les archives des médias (mars 1995). Les souverainistes par la suite, malgré une défaite discutable de 4% en octobre 1995 et certaines anomalies ont respecté eux les règles jusqu'à la prochaine fois, comme dans tout système démocratique où le peuple décide d'une élection ou d'un référendum. Le contraire de la liberté de choix, c'est la dictature. La souveraineté sera toujours à l'ordre du jour, car il est question ici du seul vrai rapport de force, la véritable marge de manoeuvre contre les abus du gouvernement fédéral à l'endroit du Québec. Et Stéphane dion n'est-il pas celui-là même qui a concocté par la suite cette fameuse loi ambigüe sur la clarté référendaire? Le pourcentage idéal sera divulgué après le référendum, ils iront peut-être même jusqu'à exiger un résultat de 65%, allant à l'encontre des règles reconnues par l'ONU soit celles de 51%. Quel paradoxe s'il fallait qu'une minorité de 35% décide pour une majorité de 65%! Belle logique que celle dictant qu'un vote souverainiste n'a pas le même poid qu'un vote fédéraliste. Il n'y a que le Québec pour subir pareille chantage! Donc nous voilà pris avec des gouvernements aux deux paliers ne nous ressemblant pas. Au Québec, il y a Québec Solidaire ayant divisé le vote souverainiste, changeant ainsi dans quelques comtés les résultats. Jean Charest a même conquis sa circonscription grace à leur aide, pratiquement leur appui. En effet, Québec Solidaire se disant souverainiste alors que ce n'est pas leur priorité contrairement à l'article 1 du programme du PQ, a enlevé plus de 2000 votes à ce dernier, soit la possibilité au candidat péquiste de battre Charest dans son propre comté. L'écart était tellement mince. Il faut avoir les moyens pour être de gauche. Je suis convaincue qu'aucun gouvernement québécois ne peut gouverner à sa pleine mesure dans le cadre fédéral et ses contraintes. Par opportunisme, certains partis n'oseront l'avouer. C'est mon opinion et je l'assume. Sachez que j'apprécie lire cette tribune, vos interventions sont intéressantes à consulter... En terminant, pour en revenir à la censure du gouvernement Harper, avouez qu'il n'y a rien de bien surprenant puisqu'une suite logique d'actes arrogants et souvent méprisants provenant d'Ottawa. À nous tous d'être plus vigilants à la prochaine élection.
Souverainement
Lorraine Dubé

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com