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Ce langage pseudo-économico-la piasse ô notre Dieu la piasse, me donne le goût de vômir.
Ce discours mi-figue, mi-raisin en ce qui concerne l'avenir du dossier identitaire québécois ne fait qu'affaiblir la collectivité qu'il tend défendre. La défense des remparts culturels, patrimoniaux, sociaux et ultimement économiques qui définissent la société québécoise doivent primer sur les seuls intérêts économiques. Ce serait euphémisme que de déclarer qu'une minorité de biens-portant profitent des retombées de la croissance de leur Dieu-dollard. Ainsi ne faut-il pas se surprendre que ces derniers se retrouvent au sein de l'ADQ, véhicule utile pour eux afin de faire la promotion de leur programme économique avant tout, et politique par la suite; car si le discours est cohérent quand vient le temps de défendre le programme économique des nantis, le tout devient très, très nébuleux quand vient le temps de présenter une politique sociale et identitaire cohérente. C'est là le talon d'achille de cette formation politique. Les phrases assassines et les coups de gueule du chef dans le dossier identitaire deviennent éventuellement ridicules. Après avoir tant gueulé contre les accommodements raisonnables, l'ADQ n'a pas même eu le courage de se présenter devant les commissaires (Bouchard et Taylor bien entendu) qui, par leur mandat répondaient aux préoccupations du Cheuf de l'ADQ.
Allez demander aux familles des nombreux travailleurs de l'usine de pâtes et papiers de Thurso qui se sont suicidés depuis 24 mois, un nombre si important que le CLSC de St-André-Avellin a mis sur pieds un programme de sentinelles afin de stopper le carnage, allez demander à ces familes si la croissance économique a eu un effet bénéfique pour eux, ou pour les travailleurs de Ribeyron à Ripon, ou pour les travailleurs de Lauzon à Papineauville, etc... Les travailleurs qui restent SUBISSENT les contrecoups de la croissance mais n'en profitent jamais. On aura beau enrober le discours des nantis d'une mielleuse salade démagogique de défense identitaire, ces gens là en ont soupé de voir le pouvoir discrétionnaire de dépenser réduit comme peau de chagrin, incapables d'assumer hausse du pétrole, de l'électricité, etc...
