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Mourir pour un top modèle.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 13 mars 2008 08:00



Quand on sait que l'Occident combat dans un des pays dans les plus pauvres de la planète où les paysans vivent difficilement de leur terre. C'est un pays qui avait déjà été ravagé et mis en poussière par l'ex-URSS pendant des années et des années. Il a été facile pour l'Occident d'aller montrer ses muscles là-bas puisqu'il n'y avait rien de plus que de pauvres valeureux paysans/guerriers prêts à défendre coûte que coûte le peu qu'il leur reste. L'Occident est allé là où il n'y avait plus rien à détruire. D'ailleurs, Kaboul, avant les bombardements américains ressemblait déjà au centre ville de Manhattan après le 11 septembre 2001. La dite guerre contre le terrorisme » est une véritable comédie.
Quand on sait que l'Afghanistan était une des sociétés musulmanes les plus tolérantes qui soient et qui possédait une longue tradition laïque. Kaboul était reconnue pour une ville culturelle et politique très active et vivante. L'arrivée des Talibans est analysée comme une « régression » mais celle-ci n'a pu être possible qu'à cause des remous de politique étrangère internationale, comme résultat direct du soutien de puissances étrangères : Pakistan, Arabie Saoudite et États-Unis compris. Si on regarde de près, Karzai, installé au pouvoir par les américains, est toujours représenté dans le même style de vêtement, une version modernisée du costume afghan (le couvre-chef en laine et le chandail porté sous un manteau plus moderne) et qui symbolise sa mission dans le fond qui est celle de faire une belle mixture et de la tradition afghane et de la modernisation. En somme, une mission esthétique de top modèle afghano-occidental pour laquelle de jeunes canadiens et autres meurent. Dommage que l'on soit aussi à genoux face aux États-Unis et que l'on fasse leur guerre pour leurs propres intérêts. En résumé, Orwell disait bien que « La guerre, c'est la paix. »

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