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Un changement de paradigme nécessaire
Primo, le fait de parler français n'est pas une garantie qu'on va travailler. Les sub-sahariens sont scolarisés et parlent français mais sont toujours en recherche d'emploi dans une proportion alarmante.
Deuxio, l'immigration doit être vue dans une perspective économique. Au Québec, la perspective dominante est toujours celle de la langue, de la culture, de l'identité. Il est temps qu'on descende des nuées et qu'on accepte de vivre en fonction de la réalité. La situation économique du Québec n'est pas reluisante à ce point qu'on peut se priver de la contribution financière des travailleurs immigrants. En fait, on ne fait pas qu'importer le chômage, on le crée sur place.
C'est pourquoi, il va falloir, dans un 3e temps, éliminer les obstacles et les normes tatillonnes et franchement ridicules qui sont autant d'obstacles et l'emploi et en incitent plus d'un à déménager en Ontario pour y travailler ou pour y étudier.
