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Le gouvernement Harper empêche la démocratie
La détérioration de la qualité de notre démocratie n'est cependant pas l'unique responsabilité du régime allianciste-conservateur. Stéphane Dion et Gilles Duceppe, par leur mollesse, laissent les mains libres à ce régime réactionnaire, néo-libéral, militariste et ayant des dérives vers le fascisme
(Fascisme: un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, l'exaltation du sentiment nationaliste et une politique réactionnaire. Régime totalitaire est contre le socialisme, le communisme, l'anarchisme, les libertés individuelles et le libéralisme. Il bafoue la démocratie participative, les valeurs humanistes et les droits humains. )
Sans que ce soit trop perceptible, nos "démocraties" nord-américaines, glissent vers une sorte de dictature.
Bien sûr, je vous fais sourire. Vous avez l'impression d'assister à une crise de paranoïa, mais, prenez le temps de cumuler l'ensemble des petites dérives de ce régime allianciste-conservateur. Nous ne sommes plus du temps des gouvernements progressistes-conservateurs de Joe Clark, Kim Campbell et même Brian Mulroney.
Le progressisme a totalement disparu des conservateurs pour être remplacé par le réactionnisme de l'Alliance canadienne qui, de son temps, était moins hypocrite et par conséquent, totalement rejetée par les Canadiens.
On peut aller jusqu'à dire que le régime actuel est purement Allianciste. Un régime réactionnaire, autoritaire, sans transparence, utilisant la désinformation et oeuvrant par petits groupes derrière des portes closes.
Il est important que le 4e pouvoir (les médias) reprenne sa fonction de chien de garde de la démocratie. Il faut que les agissements antidémocratiques soient clairement dénoncés, cumulés et constamment rappelés, car notre mémoire est très courte (guère plus de 24h).
Il faut aussi s'apercevoir qu'on manipule notre opinion quotidiennement.
Nous devons exiger plus d'informations de la part de nos médias et moins d'opinions de nos "journalistes". Le rôle premier du journaliste est de livrer l'information. Pour les opinions, les lecteurs peuvent s'en charger. Avec une bonne information, nous sommes tous capables de nous forger une opinion et de la débattre avec des outils comme celui que Le Devoir nous offre.
Il faut s'ouvrir les yeux et prendre notre démocratie en main, car elle nous échappe de plus en plus.
Serge Charbonneau
Québec
