Mots clés : arrestations, ONU, Justice, Droit de la personne, Myanmar (Birmanie) (pays)
Genève -- La junte militaire birmane a accéléré le rythme des arrestations illégales depuis janvier, selon un expert de l'ONU, qui estime à 1850 le nombre de prisonniers politiques actuellement derrière les barreaux en Birmanie.
«Plutôt que de mettre fin aux arrestations illégales, le gouvernement les a accélérées», écrit le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de la personne en Birmanie, Paulo Sergio Pinheiro, dans le rapport qu'il doit présenter aujourd'hui devant le Conseil des droits de l'homme. M. Pinheiro indique avoir reçu des informations faisant état de l'arrestation, depuis sa visite en Birmanie, en novembre, d'au moins 70 personnes, dont 62 seraient toujours en détention. Des prisonniers sont morts en détention et les forces de police ont procédé à des arrestations sans mandat, ajoute l'expert, qui appelle à la libération en urgence de tous les détenus politiques en mauvaise santé. La libération des prisonniers politiques «serait interprétée comme un geste de bonne volonté», fait-il valoir.