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C'est tout de même triste.

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Élyse Desjardins (ldesjardins@c-s-canada.ca)
Envoyé Le mercredi 12 mars 2008 09:00



C'est tout de même triste de voir que des charlataneries sur le rendement des moteurs à piston soient encore colportées de nos jours en laissant supposer que l'industrie cache des choses au public pour maximiser ses profits.
La science du moteur à piston est très bien connue et ce depuis la dernière guerre. La seule grande évolution depuis est l'allumage et le contrôle électronique.
La raison du piètre rendement du moteur à piston (45%)fonctionnant sous le cycle Otto, ou diesel, vient de la difficulté de transformer l'énergie que contient les gaz de combustion en travail. La qualité de la vaporisation de l'essence, avec les méthodes modernes, n'a plus d'incidence sur le rendement parce-que la combustion du carburant est à toute fin pratique complète.
Fait à noter, l'eau ne brûle pas. Elle est le résultat d'une combustion. Si de l'eau est injecté au moteur c'est pour y brûler plus de carburant sans que les températures des gaz de combustion ne deviennent excessive, l'eau en se vaporisant absorbe de l'énergie et abaisse la température. Le supplément de carburant brûlé augmente la pression dans le cylindre, d'où la fuite des Spitfire, et la révision du moteur.
Quant à mélanger de l'eau dans le gaz, hé bien on sait ce que ça fait!
Il y a des faits dans la science qui sont incontournable. Si vous brûlez tant de gramme d'essence avec de l'oxygéne dans un mélange stochiométrique, c'est à dire où tout se consume, vous obtenez tant de kilocalories, un point c'est tout. Vous aurez beau zapper la molécules d'essence de la gauche ou de la droite rien n'y changera au fait que tant d'atomes de carbone et d'hydrogène oxydées par tant d'atomes d'oxygène donnent tant de kilocalories.
Les moteurs d'aujourd'hui s'approchent du rendement thermique idéal. La seule façon d'améliorer la consommation est de les faire tourner le plus possible à régime constant comme dans les hybrides.
Selon le bon principe de Lavoisier qui dit: Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, pour dissocier l'hydrogène et l'oxygéne de l'eau il faut y mettre autant d'énergie qu'on y retrouve quand on les associe de nouveau alors...
Malheureusement l'article de M. Francoeur colporte des "vérités" qui tiennent plus de l'alchimie que de la science. Je crois que Le Devoir a mieux à faire pour informer ses lecteurs.

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