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La «religion rouge», plutôt?
Pendant ces années de propagande sécessionniste, favorisant le déploiement des tentacules de l'infiltration orchestrée des (Pee Qew) séparatistes, les classes de HT 414 (au secondaire), entre autres, ont été converties, pour un très grand nombre, en tripots et labos du lessivage des cerveaux des jeunes, cette pâte à modeler que des enseignants séparatistes espéraient voir devenir les fusées porteuses des fantasmes de souverains et de fantassins bien campés et barricadés derrière les murs épais de leur citadelle souverainement et royalement républicaine.
C'est effectivement de ces «classes» (entre autres) que sont nés les leurres, les beurres, les aveuglements et surtout la haine du ROC. On y a investi toutes les énergies que motivait une «révolution rouge» contre l'oppression historiquement patentée des anglo-canadiens. Les séparatistes d'alors rêvaient d'une révolution qui n'avait rien de tranquille. «Quelque chose» qui aurait ressemblé aux tumultes sécessionnistes du Timor oriental, sans les emmerdes ou aux explosives et incendiaires rages séparatistes du Kosovo, désordres publics en moins ou à la fracture ukrainienne, aux roses lendemains d'une somnolente ivresse. «Quelque chose» qui aurait provoqué les perturbations que Pauline Marois anticipait, il y a quelque temps à peine, en parlant de perturbations et de turbulences, c'est-à-dire tout le contraire de paix, d'ordre et de concorde. Des chambardements, détraquements et débordements intempestifs qu'elle n'osait pas expliciter davantage, mais qu'elle semble vouloir élaguer ou qu'on lui a plutôt ordonné d'enterrer, modifiant son discours et invitant les milliers de Québécois qui ont quitté le PQ séparatiste et souverainement sécessionniste, de prendre part à des ateliers de «conversations souveraines», mais conversations souverainement soumises à l'idée maîtresse ou à l'idée de la maîtresse châtelaine et du maître célébrant de sa chapelle, Gérald Larose.
La propagande et la désinformation que les séparatistes se sont autorisés, via le programme HT 414, n'ont rien été d'autre qu'un tripotage du passé québécois dont les jeunes ont généralement fait une indigestion magistrale. Une indigestion, d'ailleurs, dont ils se rappellent de tous ces malaises marquants qui sont reliés aux arrières goûts et aux traces que laissent les mépris du bourrage de crâne, du brassage de conscience et du lavage de cerveau ainsi qu'aux échecs et aux abandons. Un mélange indigeste qui a provoqué l'échec de cette matière requise à l'obtention du DES et qui a entraîné les abandons scolaires qui ont atteint des sommets catastrophiques, pour nombre de jeunes qu'on a aujourd'hui le culot inqualifiable de traiter d'ignares et de mous. Au terme des années 80, le taux d'échec, au chapitre de l'histoire ou plutôt au chapitre du trucage des «histoires séparatistes» visant essentiellement le Canada bashing, croyant pondre des oeufs de passion et d'amour dans des nids de revanchardes haines plurielles, avait atteint des pourcentages que la pondération ministérielle péquiste a tenté de camoufler, bien inutilement d'ailleurs. Et, aujourd'hui, parce qu'ils n'ont pas emboîté le pas séparatiste très faussement dit nationaliste, on a la cynique effronterie de les cataloguer de mous, d'impurs et d'ignares? Sont-ils par hasard, les impurs que cible le coranique destroyer Ben Laden et ses abrutis kamikazes?
Et, on se dit maintenant surpris de constater que les classes d'histoire, au Collégial, sont désertées? Ces classes ne sont-elles pas désertées comme les temples de la catholicité qu'ont vidés les puristes auteurs des lessivages religionnaires des cerveaux soumis et qu'ont infestés aussi les agents multiplicateurs de l'intégrisme laïciste?
D'autre part, avec autant d'années consacrées à tripoter d'histoire du Québec et du Canada, qui donc, des séparatistes, des sécessionnistes et divisionnistes guerroyeurs intégristes, se dira surpris de voir à quel point le 400ième anniversaire de et du Québec ne soulève aucun enthousiasme, ne fait appel à aucune fierté de jeunes générations dont on a complètement lessivé les gênes de leur nationalisme et de leur patriotisme, ces fondements de l'affirmation des individus québécois et des collectivités du Québec, ce peuple distinctif et particulièrement «fait fort» qui a su résister aux «blanchiments» exercés impunément dans nombre des gazeux labos du séparatisme, animés par des dirigistes qui ont iconisé des patriotards en les faisant passer pour les martyres du patriotisme, suivant les évangiles selon Saint Bernard, Saint Jacques et autres nichés du sanctuaire séparatiste?
Voilà en bref, un des très rares constats tristes, de mes 25 années de directorat, au secondaire. Si je suis dans l'erreur, je suggérerai alors aux Dunois, Gautier, Pizier, Gélinas et autres émotifs du même type caractériel, de ne pas perdre leur temps à se livrer aux postillons de leurs frustrations rageuses, ce qui n'atteint en rien mon imperméable indifférence à leurs orgiaques insultes. Qu'on me prouve que j'ai fait une mauvaise lecture de la réalité des labos et tripots d'histoire du Québec et du Canada, de 1970 à 1995. Qu'on me prouve que j'ai tort! Devant une preuve «logique», émanant d'une intelligence «non aveuglée» et d'une raison «.non bornée», d'un esprit clair et «non tordu» (partisan), si c'est possible pour eux, pour elles, je m'inclinerai, je modifierai mes convictions et je l'avouerai.
Gerry Pagé
Ville de Québec
