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Un constat alarmant

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Claire Portelance
Envoyé Le mardi 11 mars 2008 12:00



Hier justement, j'ai donné un cours sur la nation québécoise à un groupe d'étudiants du Cégep. ILs sont passionnés par ce qu'ils ne savent pas et ce qui ne se dit pas. C'est vrai que la cote est à l'international et à l'ouverture sur le monde, mais quand le discours sur le Québec est significatif, les étudiants répondent très bien. J'ai constaté ce fait sur plusieurs années d'enseignement.

À mon avis, un des problèmes est la compétition entre cégeps qui est inscrite à l'ordre du jour depuis les réformes de programme. À ce moment là, les jeunes profs n'étaient pas des plus présents, mais chacun des cégeps s'est vu en quelque sorte dans l'obligation d'offrir des programmes originaux pour attirer, ce qu'il est maintenant convenu d'appeler dans le milieu, la clientèle. Et tous - ou à peu près tous - sont tombés dans l'international avec une offre de stage à l'étranger. Et ce n'est pas seulement l'histoire du Québec qui perd la côte, mais aussi tous les cours qui avaient comme préoccupation une ouverture à la question amérindienne ce qui fait aussi partie de l'histoire du Québec. Aujourd'hui, la figure des Amérindiens a disparu des cégeps.

La faute appartient en grande partie à une collectivité qui n'arrive plus à cerner les repères distinctifs de la nation et qui a eu honte de son histoire nationale. Cela débouche en quelque sorte sur la négation de nous-mêmes.

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