Faut-il se surprendre que les jeunes soient davantage allumés sur le monde que sur le Québec ? Ma génération était encore allumée sur le Québec. Mais force est de constater que notre histoire est une histoire de perdants. C'est peut-être pour ça que les jeunes regardent ailleurs. Quoi d'intéressant en effet d'étudier l'histoire d'un peuple qui a été conquis, qui a pris les miettes que le conquérant lui laissait et qui s'est dit NON à lui-même deux fois plutôt qu'une ?
Si j'avais 18 ans, je crois, moi aussi, que je ne serais pas très attiré par l'histoire du Québec.
Sylvain Daignault
Bachelier ès Art (Histoire) 1986