Entente financière confidentielle entre Jean Charest et le PLQ

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La Presse canadienne
Édition du mardi 11 mars 2008

Mots clés : Jean Charest, gouvernement, Parti politique, Salaire, Québec (province)

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, reçoit une aide financière du Parti libéral, en plus de son salaire officiel, une aide dont le montant reste confidentiel, a appris TVA.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’avait jamais confirmé l’existence d’une telle entente depuis l’arrivée de Jean Charest à la tête du parti, en 1998. C’est le nouveau président du PLQ, Jean D’Amour, qui a confirmé, lors du congrès du parti en fin de semaine, que son chef reçoit bel et bien une aide financière. À titre de premier ministre du Québec, Jean Charest touche un salaire de 182 717 $, auquel s’ajoute le montant remis par le PLQ. «Les règles sont respectées et vont continuer de l’être», a assuré M. D’Amour, sans vouloir donner de détails relativement aux dépenses couvertes par le montant en question. «Ça regarde le chef et le parti», a-t-il dit.

«Le montant doit apparaître au rapport financier [du parti]», a expliqué le directeur du financement des partis politiques, Octavio Soares, ajoutant que l’aide financière était probablement incluse dans les frais administratifs et les frais généraux du parti. «Est-ce qu’ils devraient préciser les montants qui sont versés aux dirigeants? Personnellement je suis vraiment pour la transparence», a dit M. Soares.

Une telle entente n’est pas propre au Parti libéral, mais ce parti est le seul à refuser de dévoiler la somme exacte accordée à son chef. Le chef de l’opposition officielle, Mario Dumont, gagne ainsi un salaire annuel de 158 095 $, auquel l’ADQ ajoute un salaire imposable de 50 000 $ depuis mai 2007. André Boisclair, lorsqu’il a été élu chef du Parti québécois en 2005, s’est vu verser par son parti un salaire annuel imposable de 120 000 $ en attendant qu’il soit élu député de Pointe-aux-Trembles.
Marc-André Blanchard, président sortant du PLQ, a confirmé à TVA l’existence de l’aide financière versée à Jean Charest, précisant qu’il s’agissait de la meilleure façon de protéger le chef et de le mettre à l’abri de toute pression ou tentative de corruption.


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