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Et que le sens commun l'emporte!

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benjamin prudhomme
Envoyé Le mardi 11 mars 2008 11:00



Sans nier les differences entre hommes et femmes d'ordre biologique, j'ai affirmé que ces dernières n'étaient pas déterminantes dans l'explication des différences entre hommes et femmes. Il ne s'agit pas de nier ces différences innées, mais bien de comprendre qu'elles ne permettent pas à elles seules d'expliquer le phénomène et que l'apport social à ce questionnement est bien plus déterminant.

En second lieu, les différents liens établis entre hormones et capacités langagières ainsi qu'entre hormones et orientation spatiale ont maintes fois été démenties. En effet, il a été prouvé qu'à la suite de 3 semaines d'entraînement auprès de fille et de garçons d'âge adolescent, les deux groupes réussissaient à rattraper les retards présentés au plan des caractéristiques attribuées à l'autre sexe. En d'autres mots, les jeunes filles présentaient une même capacité à s'orienter dans l'espace et les garçons une grande amélioration de leurs capacités langagières, et ce en seulement 3 semaines. Alors comment expliquez-vous que 3 semaines d'apprentissage en ce sens aient permis de rattraper de tels retards? Des modifications génétiques dans le cerveau, peut-être? J'en doute fort. Ces modifications ne se font pas en de tels laps de temps et il me semble indéniable que ces améliorations démontrent qu'hommes et femmes ne naissent pas plus habiles a se repérer dans l'espace ou a parler!

En second lieu, les différents liens établis entre hormones et capacités langagières ainsi qu'entre hormones et orientation spatiale ont maintes fois été démenties. En effet, il a été prouvé qu'à la suite de 3 semaines d'entraînement auprès de fille et de garçons d'âge adolescent, les deux groupes réussissaient à rattraper les retards présentés au plan des caractéristiques attribuées à l'autre sexe. En d'autres mots, les jeunes filles présentaient une même capacité à s'orienter dans l'espace et les garçons une grande amélioration de leurs capacités langagières, et ce en seulement 3 semaines. Alors comment expliquez-vous que 3 semaines d'apprentissage en ce sens aient permis de rattraper de tels retards? Des modifications génétiques dans le cerveau, peut-être? J'en doute fort. Ces modifications ne se font pas en de tels laps de temps et il me semble indéniable que ces améliorations démontrent qu'hommes et femmes ne naissent pas plus habiles a se repérer dans l'espace ou a parler!

Finalement, votre exemple du couple lesbienne ''luttant contre le royaume la Barbie'' est pour le moins simpliste. En effet, auriez-vous oublié que l'environnement et les déterminants sociaux ne se limitent point aux parents? N'avez-vous jamais remarqué que la télévision, les magazines, les voisins, les enseignants, les milieux en garderie et tant d'autres facteurs font également partie de l'environnement et proposent eux aussi différents modèles qui peuvent différer de ceux proposés par les parents. Ces mères lesbiennes ne sont donc point la seule influence pour ces enfants, qui seront également stimulés par bon nombre d'autres agents, qui expliquent pourquoi les jeunes filles ont tout de même ''été victimes'' du phénomène de l'hyper sexualisation. Sinon, vous seriez en train de dire que chaque enfant ''hypersexualisée'' aurait donc été socialisé par ses parents en ce sens, puisque vous semblez croire que seuls les parents occupent un rôle influent dans la socialisation des individus? Ne pensez-vous pas qu'une telle réduction de la réalité sociale est aberrante?

Tout come vous, je n'oserais démentir l'importance de la biologie dans l'explication de certains phénomènes. Mais cessons d'utiliser le sens commun qui voudrait que l'inné explique tant de phénomènes sociaux que de nombreuses études ont démenti à maintes et maintes reprises.

Voici certaines publications, puisque vous semblez tenir aux études, qui démontrent l'importance d'abord sociale de la construction de l'identité sexuelle.
Hurtig, M.C., et Pichevin, M.F. (Dirs.) (1986). La différence des sexes. Questions de psychologie. Paris: Tierce

Rogers, W.S. et Rogers, R.S. (2001). The psychology of gender and sexuality. Philadelphia : Open University Press

Unger, R.K. (Dir.) (1989). Representations: social constructions of gender. New York : Baywood Publishing Company, Inc

Burn, S.M. (1996). The social psychology of gender. New York : McGraw-Hill.

Eckes, T. et Trautner, H.M. (2000). The developmental social psychology of gender. Mahwah, N.J. : L. Erlbaum Associates.

Guillaumin, Colette (1992). Sexe, race et pratique du pouvoir: L'idée de nature.

Hurtig et M.F. Pichevin (Dirs.), La différence des sexes. Questions de psychologie. Paris: Tierce.

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