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L'explication biologique tiens parfaitement la route, mais n'explique pas tout

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Dominic Pageau
Envoyé Le mardi 11 mars 2008 04:00



Monsieur, vous faites exactement ce que vous reprochez à ceux que vous dénoncez, vous présentez vous même un point de vue unidimensionnel binaire qui veut que les différences entre les hommes et les femmes sont principalement, voire uniquement d'ordre sociale, donc acquises et pas du tout inné.


Vous parlez du docteur Catherine Vidal, neurobiologiste de l'Institut Pasteur, bref pas n'importe qui. D'entrée de jeu, j'avoue ne pas avoir lu son livre, mais j'ai lu des critiques et des interviews de l'auteure et dès le départ, ça pue le biais idéologique, alors qu'elles accusent les études sur les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes d'être biaisées idéologiquement. C'est hilarant, c'est donc un préjugé de croire qu'il y a une différence entre les hommes les hommes et les femmes dès la naissance. Pourquoi ça ne serait pas un préjugé de croire qu'il y en a pas ? Son discours sent la propagande à plein nez, dans un interview donné au journal des femmes http://www.linternaute.com/femmes/psychologie/0504idees-recues/interview.shtml
Elle donne comme raison de croire que les différences entre les hommes et les femmes sont acquise parce qu'elles apparaissent surtout dès l'adolescence. C'est quoi ça ? Est-ce qu'elle oublie que le développement humain est très rapide à l'adolescence ? Elle ignore, voire rejette et ridiculise l'effet des hormones sur le cerveau, sous prétexte que l'homme produit de l'oestrogène que la femme produit le testostérone, par contre je crois que l'effet des hormones est grandement exagéré.

Vous connaissez un des grands partisans de la thèse dont fait mention madame Vidal , le docteur John Money du John Hopkins Hospital ? Il croyait comme vous et madame Vidal qu'il y a pratiquement pas de différences innées entre les garçons et les filles, bref, que l'identité sexuelle une est construction sociale d'ailleurs c'est le pilier de votre théorie loufoque de genre si chère à une certaine franche du féminisme et du mouvement transexuel ou transgenre). Qu'est ce qu'a fait ce bon docteur Money pour prouver sa théorie ? Et bien, il a pris comme cobaye un jeune bambin, qui s'était fait couper le pénis suite à une circoncision manquée, pour en faire une fille. Il a convaincu les parents de ce garçon que c'était ce qui était le mieux pour lui. Donc, on l'a castré et on lui a taillé un sexe qui n'était qu'une grossière imitation de celui de la femme. On lui a aussi fait prendre des hormones féminine dès son tout jeune age. On lui a toujours fait croire qu'il était une fille et ses parents l'ont élevé comme une fille. De plus le bon docteur Money, sous prétexte d'évaluer le développement de son cobaye, lavait le cerveau du pauvre garçon, il faisait tout ce qu'il pouvait pour lui inculquer des comportements de fille. Mais le jeune garçon a toujours agis en garçon manqué, il délaissait ses poupées et jouait avec les jouets de son frère jumeau, de plus il a toujours été exclu à l'école, les garçons ne voulaient pas de lui et les filles ne voulaient pas d'elle, pourtant, tout le monde croyait que c'était une fille, même lui et même son frère jumeau. Puis à l'adolescence, il se mit à se développer de façon semblable aux autres filles, mais le malaise s'amplifia, jusqu'à ce que ses parents lui disent la vérité. Alors, il a arrêté ses hormones et a repris possession de son identité d'homme, pour lui ça a été une délivrance, son frère jumeau, lui n'a pu encaisser le choc et s'est suicidé. Et en 2004, 2 ans après le suicide de son frère, David Reimer se suicida à son tour. Donc, cette expérience se trouve à contredire autant l'effet des hormones sur le cerveau que celui de l'acquis, puisque qu'on a toujours fait croire à cet enfant, dès la naissance qu'il était une fille et qu'il devait agir en fille. Ou peut-être bien qu'il y a de l'inné qu'on ne comprend pas totalement (parce que l'effet des hormones n'expliquent pas tout) et de l'acquis, ce qui est indéniable, puisqu'on peut s'améliorer et de plus si nos comportements n'étaient pas influençables, le marketing et les relations publiques n'existeraient pas.

Elle devrait se mettre à jour madame Vidal, parce qu'en 2005 Rex Jung, co-auteur d'une recherche effectuée à l'université du Nouveau-Mexique a découvert que lors de tests d'intelligence, les hommes emploient 6,5 fois plus de matière grise que les femmes, alors que celles-ci emploient neuf fois plus de matière blanche. http://www.infinit.com/techno/nouvelles/archives/2005/01/20050125-091744.html

Pour en revenir aux hormones qui n'ont prétendument aucun effet, voilà autres choses, une étude menée par Charles Lamoureux pour sa thèse au département des langues et traduction de l'université de Montréal en 2007 qui conclut qu'il y a un liens direct entre le taux de testostérone et les capacités langagières.

http://nouvelles.umontreal.ca/content/view/190/228/

D'autres études ont fait un liens direct en testostérone et le sens de l'orientation

http://www.lefigaro.fr/sciences/20061227.FIG000000001_le_sens_de_l_orientation_est_il_masculin.html

On naît pas femme, on le devient ? Foutaise, on peut nier cette nature et essayer de faire de des femmes des hommes mais ça a ses limites. J'ai vu un documentaire sur la chaine planète intitulé, nous enfant d'homo où l'on voit des enfants de femmes homosexuelles discuter. L'une raconte que ses mères ont tout fait pour l'empêcher d'agir comme les femmes hétéros, pas de poupées, pas de maquillages, pas de pomponnage, etc etc etc. Barbie était l'ennemie #1. Pourtant, elle a quand même joué à la poupée elle s'est maquillée, elle a même adopté un comportement rebel voire même hypersexualiser pendant un certain temps. On peut voir un extrait ici de ce documentaire
http://www.youtube.com/watch?v=dpFkGmMQGxI

Il y aussi le comportement des bébés dans la pouponnière qui est différent, par exemple quand un enfant pleure, les filles pleurent aussi alors que les garçons sont de glace. Dans le reportage « Moi Jane, toi Tarzan »de Radio-Canada, on démontre que bien des différences hommes femmes sont de l'ordre de l'inné, mais c'est dérangeant pour les idéologues de l'unisexe, voire de l'être humain androgyne qui rêve de déconstruire ce qu'ils appellent les identités de genre.

Le but final de cette idéologie androgyne est de rendre l'être humain complètement indépendant de l'autre sexe et de promouvoir un modèle de vie, celui du travailleur carrièriste. Comme j'ai dit précédemment, l'égalité de fait est dangereuse et non souhaitable, ce principe nie les différences entre les sexes et aussi entre les individus.

Pour conclure, les hommes sont différents des hommes pour de multiple raisons et la biologie de l'ordre de l'inné à beaucoup à voir dans ça, sans pour autant nié l'apport

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