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Le mythe de l'inéquité salariale

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Pierre-Yves Pau
Envoyé Le lundi 10 mars 2008 13:00



Une certaine propagande féministe oublie trop facilement que l'émancipation comporte des droit s ET des responsabilités, et parmi ces dernières celle pour l'individu(-e) d'assumer les conséquences de ses choix.

Par exemple, le Congrès du travail de Canada (CTC) vient de publier un rapport qui s'intitule "Les femmes dans la population active: encore loin de l'égalité". Or, ce rapport présente de graves lacunes méthodologique, puisque les comparaisons entre hommes et femmes sur le niveau de revenu et de responsabilités doivent tenir compte du nombre d'heures travaillées. Pourtant, ce facteur de normalisation est systématiquement occulté.

La conséquence de ces tripotages mesdames, est que la revendication d'équité salariale est une vaste foutaise. Car, s'il est vrai selon l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ) que les femmes travaillant à temps plein gagnent 75.4% du salaire des hommes travaillant à temps plein:

http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/pdf2005/donn_sociale05c6.pdf

Il est tout aussi avéré que les femmes, en moyenne, ne travaillent que 61% du temps travaillé par les hommes :

http://www.statcan.ca/francais/freepub/12F0080XIF/2006001/tables/tab1_qc_f.htm

Et oui! Pour gagner de l'argent, il faut travailler!!!

Le plus surprenant en ce qui concerne la persistance de ce mythe de l'inéquité salariale, c'est qu'elle est totalement ABSURDE dans une économie de marché, ce qui se démontre facilement, justement, par l'absurde : s'il était vrai qu'aux même compétences, expérience, et productivité effective, les femmes étaient payées 75% du salaire des hommes, alors TOUS les employeurs... n'embaucheraient que des femmes. Pourquoi en effet payer 25% de plus pour la même quantité de travail de qualité identique?

Bref, tout cela ne tient pas debout. En fait, des études plus fouillées ont démontré que dans le secteurs non-traditionnels (c'est-à-dire entre autres, à forte valeur ajoutée), non seulement la différence homme-femme s'annule, mais parfois même elle s'inverse. Et que par conséquent, la persistance de ghetto d'emploi féminin mal-payé est le résultat du CHOIX effectué par beaucoup de femme de se cantonner à des secteurs moins exigeants.

Reste une légende urbaine exploitée par les milieux féministes et syndicaux pour continuer à traire jusqu'au sang la vache-à-lait qu'est le contribuable québécois... une légende à qui il est temps de tordre le cou.

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