Un conflit qui perdure - Journal de Québec : le SCFP réclame l'intervention de Québec
Mots clés : travail, Syndicat canadien de la fonction publique, Journal de Québec, Média, Gouvernement, Québec (province)
Un important dirigeant syndical souhaite que le gouvernement du Québec force l'intervention d'un arbitre afin de régler le lock-out qui dure depuis près de 11 mois au Journal de Québec.
«Vidéotron, on voyait ça comme une guerre nucléaire il y a cinq ans, et aujourd'hui, on travaille ensemble», a rappelé M. Généreux, laissant entendre qu'une solution est toujours possible.
Les 252 travailleurs du Journal de Québec sont en lock-out depuis le 22 avril dernier. Ce conflit qui les oppose au groupe Quebecor constitue maintenant le plus long arrêt de travail à survenir dans un quotidien francophone au Canada.
Le 28 janvier dernier, les syndiqués membres du SCFP avaient fait parvenir une demande d'arbitrage au ministre du Travail, David Whissel. La partie patronale n'aurait pas donné suite à cette requête.
Des membres du Congrès du travail du Canada (CTC), de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et du SCFP ont aussi annoncé, hier en conférence de presse à Montréal, que les syndiqués entreprendraient une tournée de sensibilisation qui les mènera dans une ville de chacune des provinces canadiennes.
L'objectif de cette tournée printanière, qui débutera mercredi à Saskatoon, vise à obtenir l'appui d'organisations syndicales d'ailleurs au pays tout en rappelant les impacts de la concentration des médias.
Un modèle
Selon la partie syndicale, l'entreprise veut contraindre ses journalistes à accepter l'allongement de leur rythme hebdomadaire de travail ainsi que la libre circulation de leurs oeuvres sans compensation. De plus, Quebecor exigerait l'utilisation de l'ensemble des outils multimédia, par tous.
Le président du CTC, Ken Georgetti, qui représente trois millions de membres, a souligné que ce qui se passe présentement à Québec pourrait se reproduire ailleurs au Canada.
Par ailleurs, M. Georgetti a indiqué que ce conflit serait résolu seulement lorsque les travailleurs le décideront.
«Ils sont puissants, mais nous le sommes davantage», a affirmé le président du Congrès du travail du Canada lorsque invité à commenter le rapport de force entre les regroupements syndicaux et Quebecor. Ken Georgetti a spécifié que compte tenu que ces travailleurs font partie du plus grand syndicat au Canada, le facteur financier n'aura aucun impact dans la lutte en cours.
D'après Claude Généreux, les travailleurs en lock-out du Journal de Québec bénéficient approximativement du même salaire net que lorsqu'ils étaient au travail.
Il n'a pas été possible, hier, de joindre un porte-parole de Quebecor.

