Opinion
Lettres: Un exode qui perdure
Mots clés : anglophones, exode des cerveaux, post-doctoral, Université, Éducation, Québec (province)
Depuis le XIXe siècle, l'exode des anglos diplômés perdure. Stéphane Baillargeon décrit l'exode des cerveaux anglophones comme une nouveauté («Exode post-doctoral chez les anglophones», Le Devoir du 3 mars 2008). Pourtant, les statistiques de l'Association des diplômés de l'Université McGill, permettent d'affirmer que depuis le XIXe siècle, 70 % de tous les diplômés de McGill quittent le Québec moins de dix ans après l'obtention de leur diplôme.
C'est en santé que les résultats sont les plus scandaleux: trois fois et demie plus de médecins, quatre fois plus de dentistes et cinq fois plus d'infirmières-bachelières exerçant leur profession au Québec viennent de l'Université de Montréal que de McGill, et pourtant de l'argent de Québec est alloué tant aux universités qu'à leurs hôpitaux sans tenir compte des retombées pour la population. De fait, Québec envoie bien davantage en dollars par lit aux hôpitaux affiliés à McGill qu'à ceux du CHUM.
Les ministres Couillard et Courchesne prendront-ils la peine d'y regarder de plus près pour enfin corriger une situation aberrante? C'est à nous de leur faire savoir que nous comptons sur eux.
Mario Lalanne et Hortense

