Vos réactions

Non pas du tout, il n'y a pas contradiction

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Fernand Trudel (trudel.f@videotron.ca)
Envoyé Le dimanche 09 mars 2008 11:00



La terre est assez grande pour que certaines partiers soient affectées de façon différentes. C'est ce qui distingue les globalistes dont Monsieur Pépin est le fier représentant des réalistes sceptiques comme moi.

Pour les sources de CO2 qui sont mises au pilori de la caste kyotiste, il n'y a que 19% de la planète qui en produit plus que la normale. Comme par hasard quand on regarde la répartition géographique, le Québec est absent. Vous pouvez admirer cette esquise dans le rapport du GIEC (figure RT.2a Répartiton mondiale des grande sources fixes de CO"). Or, ce sont les États-unis sur nla cote est, l'europe de l'est, le moyen-Orient et la Chine qui remportent la palme.

Maintenant, je suis conscient que nous sommes dans une périosde interglav<ciaire et j'ai aussi des iunformations privilégiées de la aprt de certains experts en climatologie. Ainsi, nous avons un contact internet avec Brigitte Van Vliet-Lanoë qui est glaciologue et professeur en sciences de la Terre à l'Université de Lille. Voici ce qu'elle a écrit dans son livre « La Planète des Glaces - Histoire et environnements de notre ère glaciaire ».

L'hétérogénéité du réchauffement actuel ne plaide pas en faveur de la dominance de l'effet de serre : l'Antarctique, notre chef d'orchestre, se refroidit malgré un apport énergétique temporairement accru jusqu'en 2000. Dès que l'irradiance solaire reviendra à un niveau normal, il en sera de même pour l'Arctique, dès que le Gulf Stream se ralentira et se refroidira. Le coup de semonce constitué par le refroidissement complexe du Petit Âge glaciaire (1450-1880) a déjà fait basculer les régions arctiques péri-atlantiques en dehors du monde interglaciaire holocène, comme le montrent les enregistrements pédo-sédimentaires identiques à ceux du début de la dernière glaciation. Une situation d'un type voisin a prévalu à la fin du dernier interglaciaire en Europe (vers 110 000 BP), mais cette fois exclusivement pour des raisons climatiques, alors que le Gulf Stream n'avait pas encore disparu. Les résultats des carottes glaciaires du Groenland attestent de la brutalité du refroidissement il y a 110 000 ans.

Dans le contexte actuel, l'activité solaire vient de signer un réchauffement du même ordre que celui qui s'est produit au Moyen Âge, soit environ 1 °C de plus qu'en 1880. Nous sommes loin de l'Optimum holocène, voire de l'Interglaciaire Éémien (130 ka) ! La «transgression marine» associée sera probablement de même grandeur que celle du Dunkerquien II. Ce qui est beaucoup plus vraisemblable, c'est que l'accroissement actuel du gradient thermique interzonal sur l'Atlantique accroît la fréquence et la violence des tempêtes aux «quarantièmes rugissants» de l'hémisphère Sud. Mais ceci est également valable pour les « cinquantièmes rugissants » de l'hémisphère Nord, via la migration des anticyclones polaires, plus puissants et mobiles lorsque le déficit énergétique se creuse sur l'Arctique. Ce décalage latitudinale est lié à celui de la zone de convergence intertropicale en raison du caractère peu englacé de l'Arctique comparé à l'Antarctique. Le réchauffement récent sera plus ou moins rapidement tamponné par la disparition de la banquise et un ralentissement notoire de la circulation thermohaline, refroidissant par là l'Europe et surtout le nord-est de l'Atlantique. De plus, l'augmentation actuelle de l'effet de serre doit probablement accélérer cette procédure.
Si le réchauffement climatique continue à être dopé par l'effet de serre, le vêlage des calottes groenlandaise et antarctique sera plus précoce, amenant un Dryas moderne d'ici une cinquantaine d'années. Si la calotte groenlandaise largue ses icebergs, nous n'aurons plus besoin de mettre des glaçons dans notre whisky !

Comme les précipitations augmentent également en zone arctique atlantique en conformité avec plusieurs modélisations, il est vraisemblable que cette suite d'événements fera basculer brutalement le contexte de fin d'interglaciaire dans lequel nous sommes actuellement dans un contexte stadiaire, avec formation d'une calotte dans le bassin de Foxe à l'ouest de la Terre de Baffin et sur la Scandinavie déjà refroidie. Ce scénario a été évoqué dès 1993 par G. Miller : une issue glaciaire à un scénario chaud. De plus, puisque le pic d'activité solaire vient d'être dépassé, le refroidissement de l'Arctique atlantique, masqué temporairement par ce dernier, pourra à nouveau accentuer le Néoglaciaire de l'Atlantique Nord, comme le suggère la croissance observée des petits glaciers d'Ellesmere, du Groenland et de Scandinavie pendant la période 1950-1995. La Grande Sécheresse saharienne, qui s'accroît depuis 1967, avec quelques années pluvieuses au début du XXIe siècle, devrait atteindre un niveau de période glaciaire. Cela va encore compliquer les échanges économiques.

Attention, un Petit Âge Glaciaire peut en cacher un autre : après un pic de réchauffement millénaire, va-t-on vers un nouvel épisode du Petit Âge Glaciaire ou vers une vraie glaciation ? La calotte antarctique semble aujourd'hui avoir quelques velléités de croissance. Les nations développées de l'hémisphère Nord sont de grosses consommatrices d'énergie et d'eau : qu'adviendra-t-il de leur consommation si le climat se refroidit et s'aridifie, la probabilité étant loin d'être nulle - comme nous venons de le voir - de part et d'autre de l'Atlantique ? Qu'adviendra-t-il des pays en cours de développement économique très énergivore et polluant, comme la Chine et l'Inde ? Il serait injuste de leur interdire d'évoluer.

Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique. La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre !

Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.
Pour en savoir plus

Abbot C.G., 1929. The sun and the welfare of Man. Smithonian Institution Series.
Beltrando G. & Chémery L., 1995. Dictionnaire du climat. Larousse, 344 p.
Berger A., 1992. Le Climat de la Terre. Un passé pour quel avenir ? De Boeck Université, 479 p.
Cotton W.R. & Pielke R.A., 1995 : Human impacts on weather and climate. Cambridge University Press, 288 p.
Duplessy J.-C. & Morel P., 1990. Gros temps sur la planète. Odile Jacob, 296 p.
Eddy, J. A.: A new sun. The solar results from skylab. Washington, D. C., NASA, 1979, 12.
Flohn H., 1968. Le Temps et le climat. Hachette, 253 p.
GIEC, 1996. Second rapport d'évaluation du GIEC. Changements climatiques. OMM-PNUE.
Gleick P.H., 1993. Water Crises. A Guide to the World's Freshwater Resources. Oxford University Press, 473 p.
Houghton J.T., Callander B.A. & Varney S.K. (eds), 1992. Climate Change 1992. The Supplementary Report to the IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
Houghton J.T., Jenkins G.J. & Ephraums J.J. (eds), 1990. Climate Change. The IPCC Scientific Assessment. Cambridge University Press.
Joussaume S., 1993. Climat d'hier et de demain. CNRS édit., 141 p.
Le Roy Ladurie E., 1983. Histoire du climat depuis l'an Mil. Flammarion, Paris. Vol. 1 : 287 p. ; vol. 2 : 254 p.
Lenoir Y., 1992. La Vérité sur l'effet de serre. Le dossier d'une manipulation planétaire. La Découverte, « Sciences et société », 173 p.
Leroux M.,2000. La Dynamique du temps et du climat. Dunod-Masson Sciences, 366 p.
Nesmes-Ribes E. & Thuillier G., 2000. Histoire solaire et climatique. Belin-Pour la Science, 238 p.
Pimentel D. (ed.), 1993. World soil erosion and conservation. Cambridge University Press.
Sadourny R., 1994. Le Climat de la Terre. Flammarion, « Dominos n°28 », 126 p.
Sigault F., 1975. L'Agriculture et le feu. Rôle et place du feu dans les techniques de préparation du champ de l'ancienne agriculture européenne. Mouton, Paris, 320 p.
Sugden D., 1982. Arctic and Antarctic. Blackwell.
Sundquist E.T. & Broecker W.S. (eds), 1985. The Carbon Cycle and Atmospheric CO2 : Natural Variations Archean to Present. American Geophysical Union, Geophysical Monograph vol. 32.
Tardy Y. & Roquin C., 1998. Dérive des continents, paléoclimats et altérations tropicales. BRGM, « Connaissances géologiques », 484 p.
Tardy Y., 1986. Le Cycle de l'eau. Climats, paléoclimats et géochimie globale. Masson, Paris, 338 p.
Williams P.J. & Smith M.W., 1989. The Frozen Earth. Fundamentals of geocryology. Cambridge University Press, « Studies in Polar Res. ».

Sites Web

http://earthobservatory.nasa.gov/Newsroom/
http://www.giss.nasa.gov/data/update/gistemp/station_data/
http://www.vgt.vito.be
http://www.fao.org/
http://www2.sunysuffolk.edu/mandias/lia/possible_causes.html
http://www.geo.arizona.edu/palynology/geos462/20climsolar.html



Comme vous le voyez, ici au Québec, on s'expose à devenir la sibérie occidentale...

Quant à Jean Lemire ce néophyte du climat, un seul voyage a suffi pour en faire un héros des alarmistes de Greenpeace et compagnie. Pourtant, l'antarctique se refroidit et plusieurs scientifiques de renom le constate. Comment un capitaine sur un bateau tout neuf peut arriver à une conclusion contraire? C'est simple Lemire va présenter un film à la Al Gore qui devrait financer son expédition dans une région de l'Antarctique où il y a même un volcan, celui de l'île Ross. Avec leur voilier ils n'ont fait que visiter la partie sud de l'Argentine qui est reconnue comme étant plus chaude que le reste (98%) de l'Antarctique. Ils n'ont même pas fait le tour de l'Antarctique. C'est de la propagande. Malgré les prédictions des médias alarmistes, et à contre-courant des prévisions des modèles climatiques, il apparaît que l'Antarctique refroidit au lieu de se réchauffer. Le réchauffement y est en fait limité à la Péninsule, qui ne représente que 2% de la surface de l'Antarctique, mais mobilise pourtant 100% des prédictions catastrophistes y compris leur seul héros Jean Lemire.

Pris dans sa globalité, l'Antarctique refroidit régulièrement depuis plusieurs décennies. Le volume de ses glaces augmente et progresse vers l'Equateur. Dans la mesure où le Continent Blanc représente plus des quatre-cinquièmes des glaces de la planète, cela signifie que le spectre de la « fonte généralisée des glaces par la faute de l'homme » est une légende.

références:

Bentley M.J. et al. (2005), Early Holocene retreat of George VI, Ice Shelf, Antarctic Peninsula, Geology, 33, 3, 173-176
Chapman W.L., J.E. Walsh (2005), A synthesis of Antarctic temperatures, submitted.
Cook A.J. et al. (2005), Retreating glacier fronts on the Antarctic Peninsula over the past half-century, Science, 308, 541-544.
Cosmiso J.C. (2000), Variability and trends in Antarctic surface temperatures from in situ and satellite infrared measurments, Journal of Climate, 13, 1674-1696.
Davis C.H., A.C. Ferguson (2004), Elevation change of the Antarctic ice sheet, 1995-2000, from ERS-2 satellite radar altimetry, IEEE Transactions on Geoscience and Remote Sensing, 42, 2437-2445.
Davis C.H. et al. (2005), Snow-fall driven growth in East Antarctic ice sheet mitigates recent sea-level rise, Science, 308, 1898-1901.
Domack E. et al. (2005), Stability of the Larsen B ice shelf on the Antarctic Peninsula during the Holocene epoch, Nature, 436, 681-685.
Hillenbrand C.D. et al. (2002), No evidence for a Pleistocene collapse of the West Antarctic ice sheet from continental margin sediments recovered in the Amundsen sea, Geo-Marine Letters, 22, 51-59.
Jay Zwally H. et al., Variability of Antarctic sea ice 1979-1998, Journal of Geophysical Research,
Liu J. et al. (2004), Interpretation of recent Antarctic sea ice variability, Geopysical Research Letters,
Pudsey, C.J. et J. Evans (2001), First survey of Antarctic sub-ice shelf sediments reveals mid-Holocene ice shelf retreat, Geology, 29, 787-790.
Stone J.O. et al. (2003), Holocene deglaciation of Marie Byrd Land, West Antarctica, Science, 299, 99-102.
Taylor, K.C. et R.B. Alley (2004). Two-dimensional electrical stratigraphy of the Siple Dome, Antarctica ice core, Journal of Glaciology, 50, 231-235.
Taylor, K.C. et al. (2004), Abrupt late glacial climate change in the Pacific sector of Antarctica. Quaternary Science Reviews, 23, 7-15.
Thomson D.W., S. Solomon (2002), Interpration of recent Southern Hemisphere climate change, Science, 296, 895-899.
Turner J. et al. (2005), Antarctic climate change during the last 50 years, International Journal of Climatology, 25, 3, 279-294.
Vaughan D.G. et al. (2003), Recent rapid regional warming on the Antarctic Peninsula, Climate Change, 60, 243-274.
Watkins A.B., I. Simmonds (2000), Current trnds in Antarctic sea ice : The 1990's impact on a short climatology, Journal of Climate, 13, 4441-4451.
Yuan X., D.G. mrtinson (2000), Antarctic sea ice variability an dits global connectivity, Journal of Climate, 13, 1697-1717.
107, 42-49. 31, 10.1029/2033GL01872.



Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com