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En cette couardise repose excatement la raison pour laquelle le fait français en amérique se créolise

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Steve Fortin
Envoyé Le samedi 08 mars 2008 22:00



Les statistiques ne disent pas tout. Fondamentalement, pour un parti qui se veut le champion du fédéralisme à tout crin, rien à craindre de l'immigration. Le PLQ ne changera jamais là-dessus et le multiculturalisme passéiste à la Trudeau, ils y croient encore!

De façon plus réaliste, l'ennui c'est le manque criant de ressources pour franciser convenablement les nouvelles vagues d'immigration non francophone. Sans compter que sous la gouverne libérale, cette immigration ne trouve aucune barrière, même de l'appui!, pour continuer à se ghettoïser davantage et choisir l'anglais comme langue d'usage au Québec.

Pis encore, bien des immigrants s'établissent au Québec et rapidement constatent que ce mélodrame sur l'identité nationale est déprimant. Combien de fois au cours de ma carrière d'enseignant au niveau post-secondaire ai-je eu des discussions avec de fort intéressants étudiants étrangers, stoïques devant nos revendications. Ne sommes-nous pas le seul peuple moderne à s'être refusé son émancipation... DEUX FOIS plutôt qu'une!!!!!!!!! Pour un étudiant d'origine guatémaltèque qui a vu ses parents donner sang et eau pour le simple droit de vote, cela demeure inconcevable!

C'est rigolo de voir les fédéralistes user d'euphémismes pour défendre du bout de la langue cette langue qu'ils disent aimer mais toujours en s'assurant de ne pas encourager l'option souverainiste. En cette couardise repose excatement la raison pour laquelle le fait français en amérique se créolise, petit à petit, s'étiolant devant la peur de ceux qui le parle de s'émanciper et se donner le seul outil qui puisse garantir sa survie : un pays.

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