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Moins ça change, plus c'est pareil

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Marc Lavallée
Envoyé Le samedi 08 mars 2008 21:00



Ou le contraire? De toute manière, ce n'est pas la logique qui illumine la politique québécoise. D'où cette croyance de B. Descôteaux que Pauline Marois voudrait et pourrait réaliser l'indépendance du Québec. Faut se faire à l'idée: le Québec est le royaume du neurone bloqué, du piton collé, de l'inertie pathologique, de la catathonie identitaire. C'est pas tout d'avoir une bonne idée par siècle, des fois faudrait se décider. Ça a ben l'air que le Québec en est incapable et préfère se conter des histoires pour mieux dormir au gaz.

L'indépendance, ça se réalise avec exaltation et conviction, ce dont les québécois sont maintenant dépourvus. Comme les jeunes sont encore plus mous, égocentriques et "j'm'en-crissiste" que leurs vieux boomers de parents, l'indépendance c'est terminé. Avec ce Québec "de souche" anti-intellectuel, adéquiste et en décomposition avancée qui pompe son gaz en périphérie de Montréal pour se réfugier encore plus loin, il n'y a rien à espérer.

À l'instar du Japon qui a vu Mishima s'hara-kiriser à la télé, le Québec aura peut-être son VLB qui s'immolera avec ses livres à une émission de GuyA. Le "peupe" québécois et l'indépendance sont des concepts qui se sont définitivement dissociés un soir de 1995. La seule chose qui va évoluer, c'est l'assimilation et l'intégration continentale. Le Québec francophone, c'est du folklore canadien, et on a tout fait pour donner raison aux fédéralistes.

Les tiers partis ont de l'avenir au Québec; son utopie motrice s'est dissoute dans de multiples causes qui n'ont que peu à voir avec la notion de pays.

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