Bernard Descôteaux semble refuser à son tour de voir bien en face la réalité et la diversité de la population montréalaise et québécoise. "Il faudra reprendre le bâton du pélerin...aller convaincre les électeurs...S'assurer qu'existe chez les Québécois une volonté collective de faire l'indépendance...". Dommage, mais je vois de plus en plus que les Québécois sont ailleurs. Le Parti québécois est le parti des aînés et d'un nombre versatile de francophones de dit "de souche". Il n'est pas le parti des immigrants de plus ou moins longue date qui ont d'abord choisi le Canada comme pays. Il n'est évidemment pas le parti des anglophones. Il est le parti d'une faible proportion des jeunes générations qui ont des intérêts et des préoccupation d'un autre ordre. Les pélerins péquistes risquent malgré leur bonne volonté d'aller prêcher dans le désert ou à des covertis d'assez longue date. Ce n'est pas Pauline Marois avec un langage constamment ambigu et son goût pour les ballons d'essaie qui pourra y changer quelque chose. Le temps des chapelles est révolu. Le Québec est beau dans sa diversité et le refus des croisades qui séparent l'ivraie du bon grain. Nous sommes ailleurs et autrement.