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Yves Babin
Envoyé Le samedi 08 mars 2008 12:00



Il y a près de trente ans déjà j'avais demandé à mon vieux professeur de géographie à l'université s'il croyait que le Québec accèderait un jour à son indépendance. Cet homme à qui j'avais une haute estime car grand humaniste et grand voyageur qu'il était m'a répondu "Je ne crois pas car les québécois sont trop près de leur portefeuille pour prendre ce risque". Perplexe j'ai douté de sa réponse à l'époque.

Malheureusement je crois qu'il avait raison quand on regarde ce qui se passe aujourd'hui avec la mondialisation, l'avancé de l'anglais à Montréal sans que cela irrite le moindrement les francophones.

Bref sans vouloir paraître trop défaitiste je crois qu'on perd un temps précieux à dialoguer sur la cause du Québec. C'est une cause perdue à moins de faire voyager tous les québécois dans le reste du Canada où ils vont se rendre compte rapidement que leur pays n'est peut-être pas celui qu'ils croient vraiment. Ce pays qui traite l'un des deux peuples fondateurs comme une minorité quelconque dans un pays multiculturaliste mais dont l'élite est le maître anglais. Parlez-en à Claude Dubois.

Bonne chance Mme Marois dans votre "conversation nationale" car le danger de la conversation est bien résumé dans cette fameuse citation de Oscar Wilde : > La conversation doit tout aborder mais ne rien approfondir.

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