Effectivement, on ne peut s'empêcher de voir si le modèle de gouvernement régional du Nunavik pourrait s'appliquer ailleurs au Québec et au Canada. En fait, cette comparaison possible devrait aussi être révélatrice pour les Inuit! Ils ont négocié cette forme de gouvernance à partir de leur droit inhérent à l'autonomie étant un peuple qui n'a jamais été conquis et dont le seul traité les liant aux gouvernements canadien et québécois est la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Ils ont donc sacrifié une part considérable de leur « souveraineté » dans le but d'en arriver à un accord et ils ont vraisemblablement eu beaucoup moins que leurs frères et soeurs inuit du Nunavut, qui, eux, ont obtenu des pouvoirs analogues à ceux d'une province en créant le territoire du Nunavut. Par exemple, le chef du gouvernement du Nunavut est un des 14 premier ministres au Canada alors que le chef du gouvernement du Nunavik n'aura pas un tel statut. Donc, dans ce sens, la comparaison avec un « gouvernement régional » tend à réduire le caractère d'autonomie qu'on veut bien donner à cette nouvelle structure au Nunavik.