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Les gestes et les faits... François Piazza

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Francois Piazza
Envoyé Le samedi 08 mars 2008 10:00



La politique est l'art de rendre pragmatique une idéologie ( démocratie, socialisme,etc...) pour empêcher que cette dernière devienne une utopie. C'est ce à quoi Mme Pauline Marois doit faire face le plus tôt possible car où vont les choses, l'indépendance fait face à sa dernière chance d'être.
Pour ce faire, évitons les ( conversations, colloques, commissions etc...) comités Télesphore, Théodule ou Zabulon sur la question à fin d'établir un Xiéme programme. Tout d'abord, on sait la raison d'être du PQ: évitons la redondance ( « Je la met article 1 ou bedon 3» ?).
Il serait plus pratique ( comme font les Catalans, les Écossais etc ) une fois le Parti Québecois au pouvoir de créer un ministère qui aurait pour tâche de « constitutionnaliser » les pouvoirs et les fonctions que possède déjà le Québec à fin qu'ils servent de références : ce qui est déjà le cas avec la Charte des droits de l'homme. Au besoin, - dans le cas de la loi 101 par exemple - en utilisant le droit de suspension ( tant qu'on est Canada ) actuel.
Le tout établi, c'est à dire une constitution «interne » il ne resterait plus qu'à la faire adoptèe via réfenrendum.
Mais pourquoi cette démarche ? Une constitution québecoise sera utile même à un parti fédéraliste, parce qu'il sera impossible pour Ottawa de se livrer au « give and take » que nous avons connu depuis 30 ans ( assurance-chômage, ingérence en éducation et communications etc...) Mais aussi parce c'est le moyen d'affirmer une référence quant à l'identité québecoise . C'est ce que l'on appelle l'autonomie.
Une fois celle-çi établie, même si la route sera encore, il sera plus facile livrer bataille pour l'independance.
Il faut cesser d'être en train d'être en train de... et commencer à exister

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