Équité salariale - Un bilan positif
Mots clés : Équité salariale, FTQ, Syndicalisme, Femme, Québec (province)
La FTQ se félicite des résultats obtenus

Photo: Annik MH De Carufel
Elle est maintenant en mesure de livrer les résultats du bilan final en équité dressé par la FTQ: «Il y a près des deux tiers des entreprises ayant l'obligation de faire l'équité qui auraient terminé leurs travaux dans la grande famille FTQ. Là où se présente plus particulièrement une problématique, c'est du côté des entreprises de 10 à 49 employés; celles-ci, par l'affichage, n'ont aucune obligation formelle de réaliser l'équité.» De ce côté, les employeurs traînent effectivement de la patte et tout au plus 13 % d'entre eux auraient conduit l'exercice d'équité ou auraient procédé à certains ajustements.
Elle livre d'autres données plus encourageantes tout en résumant l'ensemble de celles-ci: «Les deux tiers des entreprises ont terminé leurs travaux et, à l'intérieur de ce deux tiers, 50 % des entreprises de 100 employés et plus ont procédé à des ajustements, 40 % de celles de 50 à 99 employés ont fait de même, et seulement 13 % des entreprises de 10 à 49 employés auraient suivi la même voie.»
Mme Mercier a participé à l'exercice de la mise en oeuvre de l'équité dans 75 à 100 entreprises de différentes tailles et elle relate ce qu'elle tire de cette expérience: «Dans les endroits où les employeurs ont eu l'intelligence de faire l'équité, même dans ceux de 50 travailleurs et moins, le tout s'est réglé dans de meilleures conditions et les gens étaient davantage participatifs. Il est certain que les résultats ont été meilleurs et que le maintien sera d'autant plus facile parce que, dans la plupart des cas, les salariés ont obtenu une formation d'évaluation de tâches dans ces entreprises-là.»
Certes, les ajustements monétaires se sont avérés plutôt faibles, voire minimes, à bien des endroits, mais Louise Mercier dégage un autre aspect de la démarche réalisée: «Sur le plan de l'évaluation des tâches, l'employeur, les travailleurs et les syndicats en sont sortis grandis pour la simple raison qu'on a enfin découvert ce que valaient les employés autant du côté masculin que féminin. Dans de très grandes entreprises, la description de tâches de la personne conduisant un chariot élévateur se limitait à "conduire un chariot élévateur", ce qui ne donne pas une grosse valeur à l'employé.»
Au bout du compte, la FTQ se montre satisfaite de cette loi sur l'équité, malgré les failles constatées, et recommande fortement de garder en place la commission qui en assure l'existence et le maintien: «Elle ne doit pas disparaître et on doit faire tout ce qu'il faut pour la préserver et l'améliorer. On est bien placé pour dire que cela est positif, ne serait-ce que du côté de l'obtention de plans d'évaluation reconnus.»
Collaborateur du Devoir
Vos réactions
Aucun commentaire ... soyez le premier !

