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Pour moi, Lise Payette n'aide pas la cause de la femme, mais y nuit!

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Olivia Pelka
Envoyé Le mardi 11 mars 2008 19:00



"Suggérer à une femme de quitter le monde du travail pour élever un enfant, c'est lui assurer la pauvreté dans ses vieux jours."

Je suis femme, pourtant. Mais ce discours-là ne me rejoint absolument pas. Au contraire, il me repousse, et me fait douter des quelques progrès que l'on doit supposément au féminisme. Je ne suis plus sûre! Je doute!

Je suis femme, mais je suis surtout mère. Et en tant que mère, ce qui m'importe le plus, en ce moment, c'est d'élever convenablement mes enfants. Jamais, dans le discours des féministes obtues comme madame Payette, il n'est question de ce qui est dans l'intérêt réel des enfants.

Qui a dit que les femmes qui élèvent leurs enfants devaient quitter définitivement le monde du travail?? Il n'est pas question de cela!

Quitter le monde du travail pendant les 4 ou 5 années que ça prend pour réellement élever un enfant et lui donner le meilleur départ, ce n'est pas s'assurer la pauvreté, mais la vraie richesse, celle d'avoir accompli une oeuvre capitale, primordiale, et pour la raison la plus noble qui soit: l'être humain. Pas l'argent, ni la gloire. Pour l'être humain. Pour l'humanité. Pour mes enfants.

Ce 4 ou 5 ans pour chacun de mes 2 enfants, années durant lesquelles je me suis d'abord et avant tout consacrée à eux, ne m'assurent pas la pauvreté, car je peux toujours retourner travailler, quand je veux, à temps plein. Mais ça m'assure une vieillesse satisfaite, avec le sentiment d'avoir réellement accompli quelque chose de noble et de grand.

La sécheresse féministe me désole.

Dieu que ça manque de féminité au Québec!

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