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Pourquoi une crise linguistique?

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jacques noel
Envoyé Le vendredi 07 mars 2008 10:00



Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec?

C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas français. Mais comment expliquer que l'on connaisse une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français?

C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10k autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais!), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais.

Chaque jour ils sont en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais-québécois et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicans, Jamaicains et...Anglos unilingues de Montréal? L'ANGLAIS!

Tant et aussi longtemps que le ghetto doré sera alimenté par la nouvelle immigration, Montréal connaitra un problème linguistique. La solution est simple: couper l'approvisionnement et couper les services publiques en anglais.

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