Peu importe le fait que ce projet de loi stipule clairement qu'il n'a pas pour but de recriminaliser l'avortement, les militants pro-choix ont pleinement raison de craindre son adoption. Dans cette éventualité, deux lois seraient ainsi en contradiction flagrante : d'un côté, il y aurait statut quo quant à la légalité de l'avortement, et de l'autre on accuserait de meurtre une personne ayant causé la mort d'un foetus, lui reconnaissant de fait le droit à la vie et par conséquent le considérant comme être vivant. Ceci dit, comment feront alors les tribunaux pour départager ce droit à la vie et le droit de la mère de disposer de son corps comme elle l'entend ?