Opinion

Lettres: Les lendemains du français

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Hubert Larocque, Gatineau, le 5 mars 2008

Édition du vendredi 07 mars 2008

Mots clés : Office de la langue française, Langue officielle, Langue, Québec (province)

L'Office de la langue française vient de publier les fameuses données qu'elle avait gardées secrètes si longtemps. Ce catalogue de faits confirme et renforce même l'intuition d'un déclin général du français.

S'il y a une «question du français», c'est par rapport aux Québécois de souche. Le Québec n'est pas attaché à une langue, fût-elle française, mais à l'idiome qui porte son identité, sa mémoire et son âme. Un français de francophonie, abstrait, dévitalisé, l'intéresse de façon très secondaire, à l'instar du français bilingue d'Ottawa ou du français trilingue des écoles internationales. La menace grandissante, permanente, qui pèse sur le français signifie pour notre peuple un danger de mort. On peut y consentir par assimilation à l'anglais, par veulerie politique ou, hélas, par le jeu aveugle des scrutins.

Les données des études de l'Office de la langue française accusent le pouvoir québécois de favoriser notre minorisation et, partant, le déclin du français. Le premier facteur de redressement, c'est la vitalité démographique des Québécois de souche. Le principal agent de francisation, c'est l'immersion des immigrants dans un milieu majoritaire québécois. Partout où nous avons perdu la majorité, l'anglais s'installe et triomphe. Et la majorité attractive se situe à 80 %.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com