Vos réactions
To Mrs Christine St-Pierre
Je passerai outre aux habituelles arguties de M. Paul Lafrance, pour qui tout recul de la langue française (ou du Québec de manière générale face au Rest of Kanada) relève de la « normalité ». Inutile de se « battre », quoi : l'élimination de la nation québécoise est une « loi de la nature » écrite dans le ciel. Bref, plus «...» que ça, tu conçois des pubs pour Gillette !
Le genre d'individu convaincu que son doigt est de la dimension du soleil puisque à trente centimètres de ses yeux, les deux choses sont rigoureusement de même dimension. Et comme le titre de sa fine analyse du jour, il peut affirmer avec certitude : « C'est évident ! ».
Quand même étonnant qu'il sache (à peu près) écrire, ce garçon...
Je passerai outre, donc.
Alors, message à la ministre Christine St-Pierre -
Mme Saint-Pierre, en dépit sans doute de bonnes intentions, vous perdez un peu plus de crédibilité chaque semaine. Et si j'ai longtemps désiré vous accorder le bénéfice du doute, ce ne m'est plus possible désormais. Car lorsque l'on s'entoure de gens profondément incompétents comme cette France Boucher (hormis ses grandes dispositions pour les méthodes de petits despotes d'un autre âge, d'une part, et sa propension très PLC/PLQ à noyer ou banaliser tout ce qui fait le tissu de l'identité québécoise, la langue au premier chef, d'autre part), on discrédite l'équipe entière.
Madame Saint-Pierre, la langue française ne constitue pas un simple « dossier » administratif au sein de l'État du Québec. Vous avez entre les mains le coeur même de la Nation. Alors, ou vous faites votre travail avec Conviction, Transparence et DétermiNation, ou vous démissionnez de suite si vous estimez ne pas être douée de ces qualités nécessaires pour rencontrer vos responsabilités avec efficacité et par le biais du plus soigné des professionnalismes.
À moins, bien sûr, que ce soit votre patron, bien connu pour n'être investi d'aucune conviction fondamentale quant à l'État dont il est en principe le « berger » (son dada, on le sait tous, c'est... le Canada), qui vous « tient en laisse ». Auquel cas, votre démission ferait de vous quelque chose comme une héroïne.
Madame St-Pierre, bougez, bougez vite, et bougez ferme. Car vous êtes assise sur une chaise à deux pattes et trois quarts. Il faut donc comprendre que la position « debout » est la seule qu'il vous reste. La seule, d'ailleurs, qu'il vous est permis d'adopter. En tout temps. Depuis le premier instant.
Madame la ministre, il est moins cinq.
Alors, bonne chance !
