Vos réactions
Péril en la demeure du français
S'il y a une question du français, c'est par rapport aux Québécois de souche. Le Québec n'est pas attaché à une langue, fût-elle française, mais à l'idiome qui porte son identité, sa mémoire et son âme. Un français de francophonie, abstrait, dévitalisé, l'intéresse de façon très secondaire, et tout autant le français bilingue d'Ottawa, ou le français trilingue des écoles internationales. La menace grandissante, permanente, qui pèse sur le français signifie pour notre peuple un danger de mort. On peut y consentir par assimilation à l'anglais, par veulerie politique, ou hélas! par le jeu aveugle des scrutins.
Les données des études de l'Office accusent le pouvoir québécois de favoriser notre minorisation, et partant le déclin du français. Le premier facteur de redressement, c'est la vitalité démographique des Québécois de souche. Le principal agent de francisation, c'est l'immersion des immigrants dans un milieu majoritaire québécois. Partout où nous avons perdu la majorité, l'anglais s'installe et triomphe. Et la majorité attractive se situe à 80%.
Hubert Larocque, Gatineau (Hull).
