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Sans fin
S. Harper le sait bien, même s'il ne le dit pas. Contrairement à la rumeur répandu par les journalistes, il n'avait nullement l'intention de se faire battre sur cette question, pas plus que sur le budget, sachant que la guerre en Afghanistan est un boulet qui risquait de la clouer sur place. Mais les journalistes adorent faire parler d'eux et créer de l'excitation dans l'air, pour qu'on lise leurs papiers.
C'est également eux qui ont terni l'image de Stéphane Dion, qui s'est comporté non comme un chef faible, mais comme un chef intelligent et soucieux mon de sa propre réputation, mais de l'intérêt du Canada, pris dans la situation que l'on sait. Mais, bien évidemment, sa façon d'agir n'est pas celle que l'on attendait, surtout dans les milieux journalistiques, qui auraient vu d'un bon oeil le déclenchement d'élections qui n'auraient rien changé à la situation actuelle.
On peut palabrer à l'infini sur toutes ces questions et leur interprétation. La véritable question est que le Canada n'avait rien à faire en Afghanistan et nos soldats qui perdent leur vie dans ce pays ne le font pas au service de la patrie, comme le déclare le général qui les commande, mais la perde pour des considérations politiques et pour la culture du pavot.
J'extrais du même article ces quelques lignes qui résument un problème bien connu et que, avec d'autres, j'ai déjà mentionné : « L'éradication du pavot ne constitue pas une urgence pour le gouvernement Karzaï. À Kaboul, la rumeur publique dit que le propre frère du président, Ahmed Wali Karzaï, président du conseil provincial de la région de Kandahar, est l'un des plus grands barons de la drogue du pays. Les talibans sont les premiers à tirer parti de la culture du pavot, pour financer leurs achats d'armes et la solde de leurs combattants. » C'est bien un problème sans fin, comme l'a déclaré le lieutenant-colonel Villeneuve.
