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L'enfer est peuplé de bonnes intentions

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Jean TURGEON (jeanturg@coopcscf.com)
Envoyé Le jeudi 06 mars 2008 11:00



Et le discours de Québec solidaire est une insulte à l'intelligence !

On se croirait revenu aux belles années du Crédit social, dont la solution aux problèmes de l'État, pauvreté, santé, éducation, amenez-en ! était la planche à billets : un État faux-monnayeur, finalement, qui ne se soucie pas de voir à ce que la croissance de la masse monétaire corresponde à la croissance du PIB (l'augmentation de la richesse) puisqu'il suffit d'accroître la masse monétaire pour voir croître automatiquement le PIB et, du même coup évidemment, la richesse. CQFD.

Mais, sans doute moins férue de politique monétaire que ne l'était Réal Caouette en son temps, Mme David nous propose plus simplement de nous endetter sans égard à notre capacité de rembourser - ne pas rembourser ou rembourser avec de l'argent de Monopoly, cela revient un peu au même, n'est-ce pas ?

C'est un peu comme si un directeur d'entreprise ne se soucierait que de l'amélioration des conditions de travail de ses employés, de bonifier les salaires, les avantages sociaux, sans s'assurer d'autre part que plus de bénéfices viendront payer pour toutes ses largesses.

Le travail ? La productivité ? Foutaise que tout cela ! Pourquoi en effet s'échiner et travailler à fabriquer des chemises pour tout le monde quand il suffit de déshabiller Jean pour habiller Jacques. Non, Mme David n'a pas à s'occuper des revenus de l'État puisque ce sont les entreprises qui créent la richesse et engrangent du même coup les bénéfices qui lui permettront de prélever plus d'impôt. Après cela, le gouvernement n'a plus qu'à redistribuer la richesse obtenue. Et tout le monde est heureux ! Sauf les entreprises, mais ça, on s'en fout... Les riches, c'est toujours riche ; ça crée toujours de la richesse ; y en a toujours pour eux : d'ailleurs, ça n'a qu'à embaucher pour faire immédiatement baisser le nombre des sans-emploi. Tiens ! Il faudrait les y obliger : Défense de licencier. Embauche seulement.

C'est tellement simple qu'on se demande comment on n'y avait pas encore pensé.

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