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Un TPI, ça presse!

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 04 mars 2008 11:00



Oui, un Tribunal Populaire Intègre, composé d'honnêtes et sages citoyens, de gens puissamment ordinaires et parfaitement capables d'extraordinaire, de Québécois purs, sans attaches et sans taches politiques. Un TRIBUNAL qui criblera les connivences et qui ciblera partout ailleurs que sur les apparences de justice, ces leurres qui ont l'heur de satisfaire les complaisances magistrales de l'heure. Oui, un TPI typiquement québécois, ça presse !

Si les tenants et aboutissants de l'Affaire Chuck Cadman s'avèrent fondés, on devra alors souffrir l'humiliation grotesque de voir Monsieur Stephen Harper parader devant le Comité de l'étique (qui semble ne plus vouloir signifier quoi que ce soit, en matièere d'honneur et d'intégrité, de respectabilité et d'honorabilité), se tenant droit derrière la pancarte RIGHT HONORABLE. Deux P .M. Conservateurs, à la queue leu-leu et en si peu de temps, ce serait le «boute du boute». Décidément, on est fait fort, en cette Amérique du Nord! On est capable d'en prendre!

La mise en demeure vindicative et la menace de poursuite tout aussi prompte, de la part du P.M. ainsi que les déclarations de confiance de la veuve et candidate Conservatrice Cadman envers son «Chef» Stephen Harper et, à rebours, les insinuations menaçantes de sa fille, à l'égard du même personnage, intriguent souverainement. Cette fronde n'a-t-elle pas toutes les apparences d'un «copier / coller» du déclenchement d'avocasseries crasses qui, sans enquête et grâce aux bâclages auxquels la GRC fut télécommandée, ont permis à l'ex-premier ministre Mulroney, Maître Conservateur, d'empocher plus de 2M$, nous souvient-il.

Par contre, Stéphane Dion, le Réal Caouette du PLC, croque là-dedans comme dans du bonbon d'halloween, au risque d'y casser ses «dentiers politiques». Ce druide de la clarté grabataire semble oublier qu'il est issu de la confusion totale du scandale libéral des commandites, alors qu'il était ministre et acteur de premières, aux moments de cette sordide affaire Chrétien-Martin. Comment peut-il même s'imaginer faire la leçon et la morale aux Conservateurs ou à qui que ce soit d'autre? La jactance des plus stérile de ce coincé Bec Sec, a le même poids, la même valeur et la même crédibilité qu'un sermon sur les bonnes moeurs qu'aurait le culot de prononcer un curé pédophile ou, si vous préférez, le même écho qu'aurait un cours de bonnes moeurs, s'il était donné par une prostituée.

Pour ce qui est de Jack Layton, il s'accrochera désespérément à cette épave comme à toutes les planchettes de salut qui ne font que le ramener au large, en direction de son Île Sainte-Hélène. Quant au pontife Gilles Duceppe, il sortira encore et pour la nième fois, les diktats et ex cathedra de sa bluffeuse infaillibilité bloqueuse, ce référant aux préceptes intégristes et bulles puristes du sécessionnisme intégral dont lui et ses acolytes sont les seuls à tirer de substantiels profits, aux moyens de salaires, de rémunérations et de remboursements «dédouanés», reliés à leur «non - faire», à leurs tentatives sclérosées de «tout - défaire» avec leurs boulets verbeux ainsi qu'à leur «rien - refaire» et « rien - faire» pour les commettants Québécois. Gilles Duceppe est en train de devenir, à la face du Canada québécois, ce que Pierre Falardeau est devenu à la face du Québec canadien, le Québec profond, celui de son extrême marginalité felquiste. Un pic démolisseur, une pioche casseuse ou une binette destroy. On a l'embarras du choix des embarras. À l'exception que l'acteur bouffe d'Ottawa, lui, il a compris la «game» et il empoche beaucoup plus de pactole qu'en engrange sa doublure entartiste.

De son podium et en dépit de ciels ombrageux et d'une météo politique inquiétante, la Jojo Savard nationale de l'occultisme séparatiste et de l'obscurantisme sécessionniste, Lise Payette, y voit, dans la «cristale» de grosse boule de sa myopie voyeuriste, un «Combat de Titans» désincarnés (Le Devoir.com, 29 février 2008). Mais, si Lise Payette croit y trouver quelques piquants pour relever l'insipide sauce de sa poutine séparatiste, suivant les apprêts kosovars de ses opportunistes emprunts exploratoires biaisés, il faudra que lui soit rappelée la très longue liste des entourloupettes loufoques et des ensorceleurs tours de passe-passe tout croches ou, pour le moins, non conformes à l'orthodoxie de la droiture et de la transparence dont se réclame la gestion gouvernementale, cette très longue liste des truqués encombrements péquistes dont la Gaspésia et le Métro de Laval ne sont que de mini exemples d'un aplaventrisme des plus coûteux et d'une lâcheté sans pareil qui ont causé un favoritisme partisan et des saupoudrages scandaleux jetés sur le tas de l'endettement qui écrasera le Québec et tous les Québécois jusqu'à l'étouffement, mais dont seront sauvés les héritiers de l'immunité et de l'impunité ainsi que les omnipotents richards qui gravitent autour de la ruche politique et qui suçotent les miels d'une entreprise pourrie que tiennent d'intouchables et d'impunis mandataires. Par ailleurs, les MILLIARDS qui pleuvent et déferlent sur l'incompétente ingénierie des infrastructures routières, sur les Suroîts, Mont Orford et Rabaska, sur les Commissions Johnson, Bouchard, Castonguay et autres, sont également au même catalogue des irresponsabilités et des impunités. Ils se retrouvent aux tomes Charest, Jérome-Forget, Couillard, Béchard, Beauchamps et al.

En somme, les eaux du grand lac politique fédéral canadien et celles du long fleuve politique provincial québécois, sont troubles à n'en plus voir ses pieds. Sur leurs rives, les corrupteurs qui y ont installés leurs chiottes et fosses, au gré du temps et grâce à la somnolence citoyenne d'une majorité tout aussi silencieuse qu'aveuglée et paresseuse, sont et seront à tout jamais responsables, au tout premier chef, de la prolifération et de l'envahissement d'algues infestes, au détriment criminellement abusif de toutes les faunes humaines et de leur environnement naturel et mettant en péril «toutes nos santés» ainsi que «tous nos modes» de vie.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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