Primaires américaines - La tension monte à la veille de scrutins cruciaux
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Photo: Agence Reuters
Les candidats démocrates multipliaient pour leur part hier d'ultimes rassemblements de campagne au Texas et en Ohio, deux grands États riches en délégués dans la perspective de la convention du Parti démocrate officiellement chargée de désigner un candidat fin août.
Alors qu'il y a deux semaines l'ancien président Bill Clinton avait souligné que sa femme devait remporter ces deux États pour préserver ses chances, M. Obama, fort de 11 victoires d'affilée depuis un mois, a mis la pression sur Mme Clinton pour qu'elle tire des conclusions en cas de nouvelles défaites.
«Si nous nous débrouillons bien au Texas et en Ohio, je crois que les calculs sont tels qu'il sera difficile pour elle de gagner l'investiture, et il faudra que [l'équipe Clinton] décide combien de temps ils veulent continuer à la briguer», a dit M. Obama sur la chaîne de télévision ABC.
«Nous sommes très optimistes sur nos chances de succès», a rétorqué un stratège de Mme Clinton, Mark Penn, lors d'une téléconférence avec des journalistes, prédisant que «l'élan de M. Obama sera significativement atteint».
La moyenne des sondages récents montre M. Obama et Mme Clinton virtuellement à égalité au Texas, où M. Obama aurait moins d'un point d'avance (45,8 % contre 45 %), tandis qu'en Ohio Mme Clinton était en tête de quatre points (47,6 % contre 43,6 %).
Scrutins serrés
L'équipe de Clinton a prédit des «succès» dans ces deux grands États, mais la plupart des observateurs s'attendent à ce que les scrutins soient trop serrés pour faire significativement évoluer la répartition des délégués. Vendredi, l'équipe de Mme Clinton avait expliqué qu'une seule victoire suffirait à révéler un «malaise» de l'électorat face à la candidature Obama.
L'importance de l'enjeu était sensible dans l'intensité des échanges, l'équipe Clinton multipliant les mises en cause de M. Obama, notamment sur son incapacité présumée à gérer une crise mondiale.
Hier, Mme Clinton elle-même a mis en cause la dénonciation de l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) par M. Obama, apparemment nuancée dans des échanges entre un conseiller économique du candidat et des représentants du gouvernement canadien.
La controverse repose sur des informations des médias canadiens révélant des contacts entre l'universitaire Austan Goolsbee, proche de M. Obama, et des diplomates canadiens, pour les rassurer sur le maintien de l'ALENA.
Parmi ses munitions, Mme Clinton a l'ouverture hier d'un procès pour corruption impliquant un homme d'affaires ayant participé financièrement par le passé aux campagnes électorales de M. Obama.

