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À M. Pierre-Yves Pau

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Jolière Gauthier
Envoyé Le mardi 04 mars 2008 21:00




Je salue votre opiniâtreté, M. Pierre-Yves Pau, à discréditer le Québec le plus souvent possible, et sur le plus grand nombre de places publiques que vous parvenez à dénicher.

Quand on a rien de mieux à faire de son existence qu'à passer ses journées entières à dégobiller sur sa propre patrie dans le plus constant des ressentiments, c'est, je crois, monsieur, que l'on a vraiment besoin d'aide.

Ou, dans le meilleur des cas, de lire quelques solides bouquins d'Histoire.

À mes yeux, mon bon monsieur, vous incarnez plutôt bien l'idée du French Canadian colonisé classique. Du Lysiane Gagnon fait homme, quoi...

Quant au fond du problème soulevé par l'article, il me semble que c'est clair comme eau de roche . Et ça n'a rien à voir - bien au contraire ! - avec les élucubrations de ce grand amoureux du Canada et du Anglo Way of Life.

Il y a peu d'endroits au monde où il est possible de poursuivre des études supérieures à si vils coûts qu'au Québec. Alors, on reste (ou on vient) ici pour les achever. Ensuite, c'est pour une bonne part par francophobie, bien précisément, que ces gens anglophones quittent le Québec. L'économie de manière générale, et moins encore une supposée anglophobie au Québec (à Montréal, unilingue anglophone trouvera plus sûrement un bon emploi qu'un francophone unilingue!!!), n'ont rien à voir dans l'affaire. Ou de manière extrêmement marginale, quant à la dimension économique.

Bref, on prend le fric des citoyens-contribuables québécois pour faire des études à bon compte, puis ensuite on lève le nez sur cet État qui en toute dignité ne désire pas s'asservir à cet Anglo Way of Life du reste du Canada et du Continent. Je serais bien curieuse, aussi, de savoir dans quelle mesure ces gens-là remboursent leurs prêts et bourses après avoir quitté le territoire...

Il me semble qu'il y a des limites à nous tirer dans le pied en jetant l'argent ainsi par les fenêtres. À l'image de deux infrastructures hospitalières, par exemple. À coûts égaux pour un « groupe » de 92% de la population, et un autre « groupe » de... 8%. Au Québec, on appelle ça l'équité... Et les Pau et les Gagnon diront même que c'est... de l'anglophobie.

Nom de dieu ! Faudra-t-il une révolution avant que nous ne soyons totalement saignés par notre propre... minorité ???

Cela dit, dommage que les Pierre-Yves Pau et les Lysiane Gagnon de ce monde (www.vigile.net/Brain-drain) soient incapables de réfléchir honnêtement sur ces phénomènes, et qu'ils préfèrent plutôt faire dans la propagande permanente du « Canada is the Best » et... le Québec est fermé, anglophobe et plus ou moins xénophobe.

Plus colonisés que ça... tu meurs. Et c'est d'ailleurs, semble-t-il (www.soreltracy.com/liter/2004/avril/24av.html), exactement la voie choisie par notre propre premier ministre...

Québécoises, Québécois, il est moins cinq !

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