Je remercie M. Des pour une intervention fort à propos. Dans les mots de Disraeli, "There are lies, there are damned lies, and then there are statistics". On nous cite des statistiques sur la mobilité des docteurs anglophones québécois sans pour autant comparer avec la mobilité chez les docteurs francophones québécois ou les docteurs américains. La statistique (le fameux 74% qui quittent) est intéressante, mais la mobilité chez les post-gradués est fort élevée en général. Quel est le taux de mobilité chez les autres groupes? 50%? 90? Sans cette donnée cruciale, le reste de l'article est purement spéculatif. Par ailleurs, on met tout le monde dans le même bateau: les PhD et les MD, les diplômés en science et en art, les gens qui prennent un emploi dans le milieu universitaire et ceux qui pratiquent au privé, ceux qui ont obtenus leur diplôme au Québec ou ailleurs, etc. Les diplômés post gradués forment un groupe hautement hétérogène, on ne peut parler d'un groupe de cerveaux monolithique, sinon on tombe dans le sensationnalisme.
Par ailleurs je dois exprimer mon ras-le-bol par rapport aux commentateurs hurlant à tue-tête des vous-êtes-tous-des-hosties-de-colonisés. Come on. Je préférerais qu'on garde le débat au-dessus de la ceinture. Pour les imitations de VLB, je préfères celle de Marc Labrèche: http://www.radio-canada.ca/television/3600_secondes_d_extase/
Patrick Mineault Étudiant à la maîtrise, neuroscience, McGill