Je ne crois pas que la langue ait un rôle dans l'exode des universitaires anglophones bilingues. Retenons que 1) les universités francophones au Canada sont peu nombreuses, 2) l'anglais est la linga franca de la recherche universitaire puisque nous somme en Amérique du Nord et 3) les critères de sélection lors d'un embauche tend davantage à privilégier les individus non seulement parfaitement bilingue, mais qui maîtrise une troisième ou une quatrième langue. Le chercheur (francophone ou anglophone) qui réduit ses perspectives d'emploi qu'au seul territoire québécois nuit considérablement à ses chances d'accéder à un poste de professeur. Dans ma vaine recherche d'emploi dans le milieu universitaire l'année passée, tous les CV que j'ai envoyés étaient destinés à des postes dans les universités à l'extérieur du Québec. Donc, l'exode des chercheurs postdoctoraux est un phénomène universel qui se voit dans tous les pays du monde.