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300 000 000 d'anglophones
On parle de discrimination sentie envers les anglophones au Québec.
On ne parle pas de la mer de 300 000 000 anglophones dans laquelle le Québec est noyé.
Tel que présenté par les auteurs, l'exode des anglophones paraît être relié à un sentiment d'incompréhension.
Nous propose-t-on de bilinguiser toute la population du Québec quelque soit la capacité d'apprendre de chacun alors que ces Docteurs qu'on qualifie de cerveaux ne sembleraient pas avoir eu la capacité ou la motivation d'acquérir une connaissance suffisante de la langue de la majorité du territoire visé par l'étude, afin de pouvoir travailler au Québec.
Des Docteurs francophones aussi s'expatrient.
Si on tient compte de l'environnement anglophone nord-américain (300 000 000), de la pression de l'embauche internationale sur les gradués ainsi que du désir des individus d'aller s'installer ailleurs, que se soit pour des raisons pécunières, un meilleur climat, etc, on comprend que la a formation universitaire en anglais facilite cette exode. Les universitaires francophones qui fréquentent les universités anglophones le font pour justement pour être d'avantage mobiles. La bilinguisation du Québec n'empêcherait pas l'exode anglophone mais encouragerait plutôt celle des francophones.
Pour se vider de sa crème , il faudrait que cette crème soit constituée uniquement d'universitaires d'origine anglophone. Hors, il y a sur ce même territoire toute une communauté de professionnels francophones et plusieurs anglophones qui considèrent que malgré un climat rigoureux et des revenus souvent moindres, le Québec demeure leur foyer et c'est ce qui prime.
On peut toujours découper une situation pour lui donner une image autre que celle portée par une vue plus globale.
