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On a ce qu'on mérite!

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Pierre Germain
Envoyé Le lundi 03 mars 2008 10:00



On parle de l'exode des détenteurs de doctorat anglophones. On pourrait faire de même pour les détenteurs de doctorat francophones. Pourquoi? L'exemple suivant parle de lui-même.

Il y a quelques mois, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) mettait une annonce sur son site Internet pour combler un poste de "Conseiller scientifique". Les exigences étaient:
- détenir un doctorat (Ph.D.) en biotechnologie, physiologie ou en pharmacologie (donc un minimum de 21 ans de scolarité, dont 8 à l'université);
- posséder une expérience pertinente en recherche fondamentale ET industrielle;
- posséder une expérience significative en rédaction et révision de documents scientifiques;
- posséder une expérience de développement en gestion et coordination de projets de recherche.

Salaire offert: de 38 617 $ à 67 160 $ (après 17 ans d'ancienneté pour le salaire maximum).

Type de poste: temporaire (1 an).

Dans la même veine, l'Université de Montréal cherchait, il y a quelques semaines, un attaché de recherche spécialiste de équations différentielles pour faire des modèles pharmacocinétiques... Le salaire offert était autour de 40 000 /an.

Ai-je besoin d'en dire plus?

Ou dois-je en plus vous parler d'une connaissance détentrice d'une maîtrise en biochimie, et qui a choisi de devenir pompier plutôt que de poursuivre au doctorat, malgré une prestigieuse mais maigre bourse d'études?

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