Vos réactions
10h30 vais-je être lu aujourd'hui ou oublié demain?
Je ne serai pas lu!
Il n'y a pas de censure au Devoir,
La règle est d'écrire tôt.
La censure!
La censure sévit partout où l'on craint une diversité d'idées, d'opinions.
La censure court-circuite le débat et favorise la pensée unique, les valeurs uniques, la marche, sans déviation, vers l'endroit où les dirigeants veulent nous mener ou nous contrôler
«Un projet de loi conservateur suscite un torrent de critiques dans les milieux de la télévision et du cinéma»
Ce devrait être de toute la société que ce torrent de critiques devrait provenir.
La censure, va-t-elle passer en douce et s'installer lentement?
Si vous avez tendance au pessimisme, comme j'en suis parfois affecté, je crains bien que oui.
Aujourd'hui, Le Devoir et les médias en général en font leur manchette, mais demain?
Demain, ils auront une autre manchette qui nous fera rapidement oublier celle d'aujourd'hui, comme bien des grosses manchettes ont été oubliées.
Les mensonges... oubliés.
Les certificats de sécurité... oubliés.
Les corruptions... oubliées.
La torture... oubliée.
Le pouvoir des SCRS... oublié.
Et bien d'autres choses que j'ai oubliées...
Et la censure... sera rapidement oubliée.
On oublie trop rapidement. Les journalistes qui nous présentent l'information comme si hier n'avait jamais existé, participent à ces oublis.
Heureusement, plusieurs commentateurs permettent parfois de réalimenter le souvenir et de voir l'actualité en la liant au passé, récent ou historique.
Comment comprendre le présent sans se souvenir du passé?
Je trouve déplorable qu'on ne me lira pas aujourd'hui.
Quoique, ce n'est pas régulier. Parfois, les textes de 11h00 sont en ligne à 15h00. Mais, je me souviens, il y a quelques mois, c'était pratiquement d'heure en heure que les commentaires apparaissaient.
Depuis que j'ai envoyé un commentaire sur ce sujet, les commentaires écrits passé 9h00 ne sont en ligne que le lendemain. Autrement dit, ils ne sont plus lus par la majorité.
Rares sont ceux qui lisent le journal de la veille.
Comme le débat est malheureusement toujours d'actualité et devient de plus en plus important, je reprends l'essence de mon commentaire du 22 février dans l'article de Lise Payette
M. Montoya disait:
«...un mécontentement ... dans sa nouvelle habitude à ne pas mettre les commentaires assez tôt. Je trouve cela pas très correct parce qu'on nous empêche à avoir accès à de l'information...»
On pourrait résumer cette remarque à la valeur du débat démocratique.
Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire que c'est un Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.
Je suis un abonné et un lecteur assidu du Devoir. (Plusieurs ont dû s'en rendre compte!)
Il y a quelques mois, il me semble que Le Devoir diffusait plus rapidement et de façon plus régulière les commentaires des lecteurs.
Aujourd'hui, je constate, comme le souligne M. Montoya, que les réflexions ou les ajouts que l'on peut faire à une chronique, un éditorial ou un article "journalistique", sont diffusés avec moins de régularité et parfois mis en ligne tellement tard, qu'elles passent inaperçues.
Ce que j'appréciais, dans la manière de fonctionner d'il y a quelques mois, c'était de pouvoir observer d'heure en heure l'évolution de la perception des opinions émises par ce journal.
Les articles d'opinion devenaient alors dynamiques ce qui favorisait dans la population une saine remise en question d'une vision unique de la marche du monde et des sujets chauds de l'actualité.
On dénonce souvent le manque de débat et les partis uniques de certains pays "dictatoriaux". Le manque de débat, les partis politiques uniques, sont des choses tellement décriées pour la bonne marche de la démocratie dans les parlements. On pourrait dire que "la pensée unique" est tout aussi condamnable au parlement que sur la place publique.
Le Devoir est haut dans mon estime pour son ouverture concernant la publication d'opinions controversées. Multitude de renseignements d'appoint peuvent ainsi être apportés ce qui favorise une judicieuse réflexion.
Bien entendu, cette tribune n'est pas un "blog" où le commentaire est en direct et où le chroniqueur reste stupidement à réagir aux réactions spontanées, mal construites, mal documentées et souvent à saveur "radiopoubelle ".
Je crois bien que tous les lecteurs du Devoir sont bien conscients qu'il ne s'agit pas d'un blog. D'ailleurs, je ne crois pas que les lecteurs du Devoir soient intéressés à avoir un "blog" au Devoir. Les blogs ne servent généralement qu'à alimenter préjugés et commentaires de bas étage.
Cependant, publier quelque chose à un moment où il ne sera plus lu, équivaut à une certaine censure. Bien entendu, vous pouvez dire qu'aucune censure n'est effectuée en démontrant que tous les commentaires sont publiés. Mais, force est de constater que rares sont les personnes qui lisent les nouvelles de la veille.
J'espère donc que Le Devoir en revienne à son fonctionnement efficace d'il y a quelques mois et qui rendait ce journal si dynamique et intéressant.
Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire qu'il est de son Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.
Serge Charbonneau
Québec
P.S.: J'invite tous les lecteurs à écrire au Devoir s'ils considèrent cette demande intéressante.
10h30 vais-je être lu aujourd'hui ou oublié demain?
