Vos réactions

Maturité affective et développement langagier

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Marie Lauzier
Envoyé Le vendredi 29 février 2008 09:00



Je suis curieuse de savoir...

Concrètement, que veut dire "maturité affective"? Est-ce qu'un enfant issu de l'immigration qui parle peu de sa vie privée en classe passe pour un enfant "pogné" ou si son enseignant comprend que culturellement, il est très grossier pour lui d'étaler sa vie en grand groupe? Autrement dit, les Asiatiques, Africains et Européens passent-ils pour des immatures affectifs aux yeux des intervenants québécois formés à la Janette-veut-tout-savoir-en-parlant-pour-parler?

Deuxièmement, je suis à même d'observer que le développement langagier des enfants immigrants dépasse celui des Québécois-la-la dès qu'ils ont quelques années passées dans le système scolaire.

Vrai qu'à 5 ans ils n'ont pas encore eu beaucoup de contacts avec la langue française et aussi vrai que plusieurs se ferment comme des huîtres devant l'insécurité que représente une école qui ne leur ressemble en rien. Devant la menace d'être rejeté, on se ferme. Tout le monde sait ça d'instinct.

Cela étant dit, toutes les écoles de Montréal ne sont pas "menaçantes" pour les enfants immigrants. Dans Côte-des-Neiges, par exemple, il y a des bijoux d'institutions ouvertes à l'interculturalisme et favorisant l'intégration à la société d'accueil car aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'intégration commence AVEC l'acceptation par les autres de notre valeur propre.

J'irai vers celui qui me reconnaît comme étant correct.

En psychologie, on parle de «I'm O.K., yo are O.K.»

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com